Culture

The Bear referme sa cuisine sur une seule journée, et signe une saison finale qui sait quand s’arrêter

posted by Vincent 28 juin 2026
Affiche officielle de la saison 5 de The Bear avec Carmy, Sydney et Richie

C’est fini. The Bear a posé son tablier le 26 juin avec une cinquième et dernière saison, lâchée d’un bloc sur Disney+. Et plutôt que d’étirer la sauce, Christopher Storer a choisi de tout faire tenir dans une seule journée.

Le pari est culotté. Carmy annonce qu’il s’en va, qu’il laisse les clés à Sydney, et le restaurant doit assurer un service de plus avec les comptes dans le rouge et, comme par hasard, un inspecteur du guide Michelin qui rôde. Sept épisodes sur ces quelques heures, plus un épilogue le lendemain. Le temps réel, ou presque, comme étau.

Si vous avez suivi la série depuis le début, vous connaissez la mécanique : ça crie, ça s’engueule, ça frôle la crise de nerfs au-dessus d’une plaque de cuisson. Sauf qu’ici, la tension monte d’un cran parce qu’on sait que c’est la dernière fois. Chaque casserole qui tombe pèse un peu plus lourd.

Jeremy Allen White porte toujours Carmy avec cette intensité un peu sourde qui a fait sa réputation, mais cette fois c’est Ayo Edebiri qui récupère le tablier, et Sydney prend enfin toute la place. Quant à Ebon Moss-Bachrach, son Richie continue de balancer les répliques absurdes qui empêchent l’ensemble de sombrer dans le pur drame.

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Parce que c’est ça, la force de The Bear : ce funambule permanent entre l’angoisse et l’éclat de rire. La série a toujours su que la cuisine d’un restaurant, c’est à la fois une cocotte-minute et une famille de bric et de broc. La saison 5 raconte exactement ce trajet : on est partis d’un foutoir invivable, on arrive à un endroit où ces gens cabossés finissent par se tenir les coudes.

Tout n’est pas parfait. Quand la série se prend trop au sérieux, l’atmosphère devient pesante au point de rendre certains passages laborieux. On aimerait parfois respirer un peu. Mais la presse a globalement salué une fin maîtrisée, qui se concentre sur l’essentiel sans tirer à la ligne.

C’est peut-être ça, le plus beau geste de cette dernière saison : savoir s’arrêter pile au bon moment, sans laisser refroidir. Une fin douce-amère, plutôt heureuse, qui referme le service sans le saboter.

Si vous avez aimé suivre cette bande d’écorchés vifs entre les fourneaux, foncez. Et si vous n’avez jamais osé entrer dans ce restaurant, c’est l’occasion de tout enchaîner d’une traite. Vous en ressortirez essoré, mais content.

Crédit photo : Disney+ / FX

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