
Depuis le 24 juin, Ludovic Bernard envoie au cinéma une tribu d’escrocs se planquer au fin fond de l’Écosse. C’est le pitch de « Les Parfait(s) : Arnaques en famille », comédie franco-belge d’1h34 portée par Audrey Fleurot et Ramzy Bedia.
L’idée tient en une phrase. Chez les Toussaint, l’arnaque est un métier de famille, du grand-père au plus jeune. Sauf que les ennuis les rattrapent, et il faut disparaître. Solution : voler l’identité d’une famille bien tranquille, les Parfait, et aller se fondre dans un village écossais entre kilts, whisky et brume.
Vous voyez tout de suite le terrain de jeu. Des gens qui mentent en permanence, lâchés dans un pays dont ils ne maîtrisent aucun code, avec des voisins trop curieux et un coup à monter. Ludovic Bernard ne cache pas ses références, il lorgne ouvertement du côté de Guy Ritchie, ce plaisir de voir un plan impossible se mettre en place sous nos yeux, déguisements et gadgets compris.
Sur le papier, le casting fait envie. Audrey Fleurot en matriarche qui mène la barque, Ramzy Bedia en mari un peu dépassé, et surtout Alan Cumming en voisin écossais inquiétant, un acteur qu’on est toujours content de retrouver. Bernard Farcy complète la bande côté famille.
Envie d’une vraie comédie d’arnaque qui fait mouche ? Le maître du genre reste Guy Ritchie.
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Le problème, c’est que la mayonnaise ne prend qu’à moitié. À sa sortie, le film récolte une note moyenne autour de 2,6 sur 5, aussi bien chez les critiques que dans le public. On reste donc loin du carton, et plutôt dans la comédie de vacances qu’on regarde d’un œil sans en attendre des étoiles.
Ce n’est pas une catastrophe pour autant. Fleurot fait le job, l’idée de départ a du potentiel, et le dépaysement écossais offre quelques jolis plans. C’est surtout le rythme et l’écriture qui semblent manquer de mordant, comme si le film n’osait jamais aller au bout de sa folie.
Du coup, à qui le conseiller ? Si vous cherchez une séance familiale légère, sans prise de tête, pour rire un peu en début d’été, ça peut faire l’affaire. Si vous attendez la comédie d’arnaque française qui vous scotche au fauteuil, mieux vaut revoir un bon Ritchie.
À vous de voir, mais pour ma part je rangerais « Les Parfait(s) » dans la case sympathique sans plus, l’occasion ratée d’un vrai grand film de casse à la française.
Crédit photo : UGC Distribution





