
Mes chers amis, je m’adresse à vous en alliée, pas en juge. Promis, aucun sermon ici. Juste quelqu’un qui connaît la chose de l’intérieur.
Saviez-vous que la peur de conduire touche énormément de monde ? Impossible de chiffrer précisément, faute d’étude sérieuse, mais lancez le sujet autour de vous et vous verrez le nombre de personnes concernées. Certains ne peuvent plus prendre le volant après un traumatisme, d’autres repoussent indéfiniment le permis sans trop savoir pourquoi. Cette peur porte un nom, l’amaxophobie. Alors salut, les amaxophobes, ce texte est pour vous.
Passé un certain âge, on a sûrement commencé à vous tanner avec ce fameux permis. Sans forcément vouloir être méchant, l’entourage appuie pile là où ça fait mal. « Alors, quand est-ce que tu commences tes heures ? » ou « Bon, tu t’y remets quand ? » viennent ponctuer les repas de famille et vous tordre l’estomac. Vous n’êtes pas seul. Je sais combien c’est dur d’exprimer ce mal-être, parce qu’il est flou et difficile à assumer. Je sais que c’est pesant d’être celui qu’on doit déposer, raccompagner de soirée ou emmener chez le dentiste. Je sais qu’à chaque fois qu’on aborde le sujet, la gorge se noue. Je sais.
Et puis franchement, rappelons que cette peur est fondée. Il suffit de regarder le nombre d’accidents graves sur les routes chaque jour. Pour une fois qu’une peur repose sur du concret, autant l’accueillir telle qu’elle est, sans honte.
Si la phobie de la route vous parle de trop près, ce guide pratique aide à reprendre le volant en douceur.
Pas de panique au volant ! (Roger Zumbrunnen) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Plusieurs portes de sortie existent. Vous pouvez consulter, beaucoup de psychologues se spécialisent dans la phobie de la conduite. Vous pouvez aussi adapter votre apprentissage : il existe des cursus de conduite accompagnée pour les majeurs, ou des stages de reprise pensés pour celles et ceux qui n’ont plus touché un volant depuis des années et veulent retrouver les bons réflexes.
Personnellement, j’ai choisi une autre voie. Un jour, quelqu’un m’a dit simplement : « Tu sais, ce n’est pas grave si tu ne conduis jamais, tu peux vivre sans conduire. » C’était la première fois qu’on me parlait ainsi, et ça m’a fait un bien fou. Pour une personne aussi attachée à son indépendance que moi, ce n’était pourtant pas évident à croire. Mais c’est vrai. Malgré ce que vos parents répètent en boucle, on peut traverser la vie sans jamais prendre le volant. Les transports en commun et vos proches seront là. Acceptez qui vous êtes, peurs comprises, et elles vous paraîtront aussitôt moins insurmontables.
Alors voilà. Peut-être que nous ne conduirons jamais. Nous évoluerons quand même, nous économiserons une assurance auto, et nous mènerons une vie tout à fait équilibrée. La preuve, j’ai un travail stable et un quotidien serein sans avoir jamais conduit. La prochaine fois qu’un dîner de famille dérape sur le sujet, pensez à moi et répétez-vous : je peux vivre sans conduire. Et qui sait, un jour, vous surmonterez peut-être cette peur. Mais seulement si vous le voulez vraiment.
Crédit photo : DR





