Sciences & Vie

À Nice, la conférence de l’ONU remet la science de l’océan au centre du jeu

posted by Alice 17 juin 2025
À Nice, la conférence de l'ONU remet la science de l'océan au centre du jeu

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan, l’UNOC, vient de s’achever à Nice. Et elle marque un vrai tournant pour la science océanographique. Sous la pression de décideurs politiques en quête de données solides pour orienter leurs choix, la recherche a retrouvé une place de premier plan dans les discussions internationales. Une bonne nouvelle, tant les zones d’ombre restent immenses : les mers et océans couvrent environ 66 % de la surface du globe, et au-delà de 200 mètres de profondeur, l’humanité n’en a exploré qu’une fraction infime.

Les annonces faites à Nice dessinent une nouvelle feuille de route. Parmi elles, la mission « Neptune », pensée pour réunir expertises océanographiques et technologies spatiales de pointe. Son objectif est clair : produire des données utiles et libres d’accès, capables d’aider gouvernements comme citoyens. Dans le même esprit, l’alliance « Space4Ocean » mise sur l’observation par satellite pour suivre les écosystèmes marins et les activités humaines en mer.

D’autres structures confirment cette dynamique. Le baromètre « Starfish » livrera chaque année un état de santé des océans. L’IPOS, plateforme internationale dédiée à la durabilité marine, mettra son expertise au service des pays qui cherchent des réponses concrètes, comme l’a déjà fait le Costa Rica. Les universités suivent le mouvement : 140 d’entre elles se sont regroupées dans un réseau mondial pour renforcer la formation et l’innovation pédagogique.

Vie Océane, la biologie marine pour tous

Pour mieux comprendre ce que la science cherche à protéger, ce livre rend la biologie marine accessible à tous.

Vie Océane, la biologie marine pour tous → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Le cadre juridique se précise aussi. L’accord sur la haute mer, le BBNJ, entrera en vigueur fin 2025, avec une première COP attendue en 2026. À Nice, les États ont réaffirmé le rôle de l’Autorité internationale des fonds marins, en réponse directe à l’initiative controversée de l’administration Trump. Et 37 pays réclament une pause de précaution sur l’exploitation minière des grands fonds.

La suite s’annonce chargée. Deux rendez-vous se profilent : en juillet, des négociations sur l’exploitation minière à Kingston ; en août, à Genève, la reprise des débats sur le traité plastique. Autant de jalons qui diront si cet élan scientifique tient sur la durée, ou s’il restait surtout sur le papier. Pour l’instant, l’océan a au moins regagné le droit d’être écouté.

© Sebastian Voortman – Pexels

Crédit photo : DR

Leave a Comment

À lire