Culture

Il vous reste quelques jours pour voir les mobiles de Calder flotter dans le vaisseau de Gehry

posted by Vincent 11 août 2026
Affiche officielle de l'exposition Calder. Rêver en équilibre à la Fondation Louis Vuitton, mobile aux formes colorées jaune, bleu et rouge

Le compte à rebours est lancé. La grande rétrospective Alexander Calder à la Fondation Louis Vuitton ferme ses portes le 16 août, et si vous êtes à Paris cet été, c’est franchement le genre de rendez-vous à ne pas rater.

Le prétexte est double. On fête à la fois le centenaire de l’arrivée de Calder en France, en 1926, et les cinquante ans de sa mort. L’Américain avait débarqué jeune, s’était fait un nom à Paris avec son petit cirque de fil de fer, et n’a jamais vraiment quitté le pays du cœur.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’ampleur. Près de 300 œuvres réparties sur plus de 3 000 m2 et quatre niveaux. Une centaine de mobiles, ces sculptures suspendues qui bougent au moindre courant d’air, mais aussi les stabiles posés au sol, les fameux portraits en fil de fer, des figures de bois taillées, des peintures, des dessins, et même des bijoux qu’il concevait comme des sculptures miniatures.

La commissaire Suzanne Pagé, directrice artistique de la Fondation, a signé le projet avec Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer. Et il faut reconnaître qu’ils tenaient un atout rare : le bâtiment de Frank Gehry, ses verrières et ses volumes en porte-à-faux, semble avoir été dessiné pour ça. Le Monde va jusqu’à l’écrire. Dès le hall, le grand mobile rouge de 1963 vous accueille en tournant lentement, et vous comprenez tout de suite l’idée.

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Parce que le vrai sujet de Calder, c’est le mouvement. Il a fait entrer le temps dans la sculpture, cette quatrième dimension dont on parle beaucoup mais que peu d’artistes ont su rendre aussi évidente. On ne regarde pas un Calder comme un tableau. On tourne autour, on attend, on le laisse se déplacer. La visite tient de la chorégraphie.

Petit bonus pour les amateurs de photo : une trentaine de tirages signés Cartier-Bresson, Man Ray, Irving Penn ou encore Agnès Varda ponctuent le parcours et racontent l’homme au travail.

Alors oui, l’entrée n’est pas donnée et le lieu est victime de son succès, réservez votre créneau. Mais voir ces formes colorées respirer dans la lumière, c’est le genre d’expérience qui reste. Après le 16 août, il faudra attendre longtemps avant de revoir Calder rassemblé à cette échelle.

Crédit photo : Fondation Louis Vuitton

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