Culture

Metal Gear Solid 4 était bloqué sur PS3 depuis dix-huit ans, et Konami le libère enfin le 27 août

posted by Vincent 11 août 2026
Solid Snake vieilli, bandeau sur l'oeil et cigarette au bec, dans Metal Gear Solid 4

Il y a des jeux qu’on croyait condamnés à leur console. Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots, sorti en 2008, en faisait partie. Coincé sur PlayStation 3, jamais porté ailleurs, l’épisode où Solid Snake vieillit d’un coup et traîne son dos cassé de champ de bataille en champ de bataille était devenu une relique qu’on ne pouvait plus montrer aux curieux. Le 27 août, Konami ouvre la cage.

Le studio le range dans sa Master Collection Vol. 2, aux côtés de Peace Walker et, en petit bonus pour les nostalgiques, Ghost Babel, ce Metal Gear un peu oublié de la Game Boy Color. La compilation arrive partout d’un coup : PS5, Xbox Series, Steam, et même les deux Switch. Autant dire que la fameuse exclusivité PS3, qui a tenu presque dix-huit ans, tombe pour de bon.

Ce qui compte vraiment ici, c’est MGS4. Konami promet du 4K stable à 60 images par seconde, une première pour un jeu qui peinait déjà à l’époque sur le matériel de Sony. Si la promesse tient, on découvrirait pour la première fois ces cinématiques interminables, et souvent sublimes, sans les compromis techniques de 2008. Peace Walker, lui, récupère son multijoueur en ligne : du coopératif à deux ou quatre, et des affrontements jusqu’à six. De quoi rejouer aux missions autrement qu’en solitaire.

Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 (PS5)

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Konami ajoute par-dessus un appareillage d’archives assez généreux. Un livre qui compile les scénarios, un autre qui déroule l’histoire et les personnages, la bande-son en numérique, et une base de données qui remonte tout le fil de la saga jusqu’à cet épisode. Pour un univers aussi bavard et alambiqué que celui d’Hideo Kojima, ce n’est pas du luxe.

Il y a quand même une petite ironie. Kojima a quitté Konami depuis longtemps, en assez mauvais termes, et c’est donc son ancien employeur qui ressort ses classiques et les toilette pour les revendre. On peut trouver ça un peu cynique. On peut aussi se dire que, cyniques ou pas, ces jeux méritaient largement mieux qu’un placard.

Pour qui a joué à MGS4 à sa sortie, la nostalgie fera sûrement le reste. Pour les autres, ceux qui n’ont jamais eu de PS3 ou qui l’ont revendue depuis, c’est l’occasion de rattraper une des sagas les plus folles du jeu vidéo. Celle qui parlait déjà de drones, de guerre privatisée et de manipulation de l’information quand presque personne n’y pensait. Vingt ans plus tard, ça résonne bizarrement bien.

Crédit photo : PlayStation Blog

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