Culture

U2 a cinquante ans aujourd’hui, et Paris leur offre une expo gratuite qui remonte jusqu’à la cuisine de Larry Mullen

posted by Vincent 25 septembre 2026
Panneau de l'exposition U2 : une histoire irlandaise au Centre culturel irlandais à Paris, avec des photos du groupe

Cinquante ans. Le 25 septembre 1976, un batteur de quatorze ans, Larry Mullen Jr., punaise une annonce sur le tableau d’affichage de son lycée dublinois, Mount Temple. Il cherche des musiciens. Quelques gamins débarquent dans la cuisine familiale, à Artane. Parmi eux, un certain Paul Hewson qui deviendra Bono, un David Evans qu’on appellera The Edge, et Adam Clayton. Le groupe s’appelle d’abord Feedback, reprend les Beatles et les Stones, se rebaptise The Hype, puis devient U2 quand Dick Evans, le frère de The Edge, part fonder les Virgin Prunes.

Un demi-siècle plus tard, ce sont toujours les quatre mêmes. C’est suffisamment rare dans le rock pour qu’on s’y arrête un instant.

Pour marquer le coup, le Centre culturel irlandais, dans le 5e arrondissement, propose depuis le 23 septembre une exposition gratuite baptisée « U2 : une histoire irlandaise ». Elle tient jusqu’au 18 décembre, tous les jours de 14h à 18h. Le principe est simple : une série de grands panneaux photo, montés avec Paris Match et Tourism Ireland, qui remontent le fil depuis Dublin. Les lieux, les studios, les salles de concert, les visages qui ont compté. Du photojournalisme, pas une rétrospective muséale léchée, et c’est très bien comme ça.

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On peut trouver la formule modeste. Quatre heures d’ouverture par jour, quelques panneaux, on est loin de l’expo immersive avec casque et hologrammes. Mais justement, ça colle assez bien à ce qu’était le groupe au départ : des ados sans moyens, une annonce sur un tableau de liège, et une ambition démesurée.

Il faut se souvenir d’où ils viennent. Boy en 1980, October, puis War en 1983, et surtout The Joshua Tree en 1987, numéro un dans plus de vingt pays, vingt-cinq millions d’exemplaires écoulés, Grammy de l’album de l’année. On peut lever les yeux au ciel devant Bono, ses lunettes teintées, ses discours et ses tournées pharaoniques. N’empêche que peu de groupes ont marqué quatre décennies sans jamais changer une seule fois de line-up.

L’expo est gratuite, à deux pas du Panthéon, et elle se visite en quarante minutes chrono. Si vous avez usé vos vinyles de The Unforgettable Fire, ou si vous voulez juste comprendre comment une cuisine irlandaise a accouché d’un des plus gros groupes de la planète, ça vaut clairement le détour. Et pour les autres, il reste toujours la playlist.

Crédit photo : Sortiraparis

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