Culture

Marilyn Monroe aurait eu 100 ans : la Cinémathèque lui offre l’expo qu’elle méritait

posted by Vincent 15 juin 2026
Salle de l'exposition Marilyn Monroe a la Cinematheque francaise avec portraits d'Andy Warhol et vitrine d'objets

Elle est née le 1er juin 1926. Cent ans, donc, et la Cinémathèque française a choisi de fêter ça avec une exposition qui tient jusqu’au 26 juillet, à Bercy. Le titre est sobre, presque administratif : « Marilyn Monroe : 100 ans ! ». Le contenu, lui, l’est beaucoup moins.

On y entre un peu sur la pointe des pieds, parce qu’on croit déjà tout savoir d’elle. La robe blanche qui s’envole au-dessus de la bouche de métro, la voix de petite fille, la fin tragique à 36 ans. Tout ça, on l’a vu mille fois sur des posters et des mugs. Et c’est précisément ce que l’expo s’amuse à démonter.

Ce qui frappe, c’est le parti pris. La Cinémathèque ne raconte pas la légende, elle raconte l’actrice. On suit son travail, ses choix de rôles, sa manière de bosser ses personnages dans des films qu’on revoit en boucle ici : Les hommes préfèrent les blondes, Certains l’aiment chaud, Sept ans de réflexion. Des extraits, des photos, des affiches, et surtout cette idée têtue qu’il y avait un cerveau et une volonté derrière l’icône.

Le passage le plus intéressant, à mon sens, c’est celui qui montre sa bagarre avec les studios. Marilyn voulait choisir ses films, défendre son image, ne pas se laisser réduire à une silhouette. Elle a même soutenu des artistes afro-américains à une époque où ça ne se faisait pas. On est loin de la blonde évaporée qu’on a longtemps voulu nous vendre.

Marilyn Monroe : La biographie (Donald Spoto)

Envie d’aller plus loin que l’expo ? La biographie de référence signée Donald Spoto retrace toute sa vie et sa carriere.

Marilyn Monroe : La biographie (Donald Spoto) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Alors oui, il y a aussi du glamour, des costumes, des documents rares. C’est une expo de cinéma, pas un colloque universitaire, et tant mieux. On en ressort avec l’envie de revoir ses films plutôt que de pleurer sur sa fin.

Quelques réserves quand même. Le parcours reste assez classique dans sa scénographie, et si vous attendez des révélations fracassantes, vous risquez de rester sur votre faim. C’est une relecture intelligente, pas une bombe.

Comptez 14 euros le billet, un peu moins pour les jeunes et les enfants. La Cinémathèque est fermée le mardi, pensez-y avant de traverser Paris pour rien.

Pour qui c’est ? Pour celles et ceux qui aiment le cinéma américain, qui veulent comprendre comment se fabrique et se déconstruit une icône, et pour les curieux qui n’ont jamais vraiment regardé Marilyn autrement que sur une carte postale. Vous avez jusqu’à la fin juillet. Après, elle redevient un mythe lointain.

Crédit photo : Sortir à Paris

Leave a Comment

À lire