
Si vous aimez quand ça cogne pour de vrai, posez tout : The Furious est sorti cette semaine dans les salles françaises, et c’est probablement le film d’action le plus impressionnant de l’année.
Le pitch tient sur un timbre-poste. Un homme ordinaire voit sa fille enlevée par un réseau criminel. La police est corrompue, personne ne bouge, alors il décide de tout casser pour la récupérer. On a déjà vu ça cent fois, de Taken à John Wick. Sauf que là, l’histoire n’est qu’un prétexte. Le vrai sujet, c’est la chorégraphie.
Derrière la caméra, Kenji Tanigaki. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il a passé des années à régler les cascades des plus grands films d’action asiatiques. Il connaît chaque os qu’on peut faire craquer à l’écran. Et ça se sent : chaque combat est pensé comme un morceau de musique, avec ses montées, ses silences, ses explosions.
À l’écran, on retrouve le jeune Tse Miu, bluffant de précision, et surtout Joe Taslim, déjà vu dans The Raid, en journaliste qui cherche lui aussi sa femme disparue. Le duo improbable fonctionne, parce que les deux acteurs encaissent et rendent les coups pour de vrai. Pas de doublure numérique baveuse ici, on sent les corps, la sueur, la fatigue.
Pour patienter ou prolonger le plaisir, le diptyque The Raid avec Joe Taslim reste la reference absolue du film de baston asiatique.
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La critique anglo-saxonne s’est emballée, et pour une fois je comprends pourquoi. Certains parlent du meilleur film d’action pur depuis des années. C’est exagéré, mais l’enthousiasme est sincère. La mise en scène est d’une lisibilité folle : on suit chaque geste, on comprend chaque enjeu, à mille lieues du montage épileptique qui plombe la plupart des blockbusters actuels.
Faut-il prévenir ? Oui. C’est violent, frontal, parfois sec à la limite du soutenable. Si le sang vous fait tourner de l’œil, passez votre chemin. Et ne cherchez pas non plus une grande profondeur scénaristique, le film assume totalement sa simplicité.
Mais pour ce que c’est, un grand spectacle de combats millimétrés, c’est une réussite. On en sort lessivé, les mains crispées, avec ce sourire idiot qu’on n’avait plus eu depuis longtemps devant un film de baston.
Pour qui c’est ? Pour les amateurs de cinéma d’action asiatique, les nostalgiques de The Raid, et tous ceux qui pensent que la castagne, bien filmée, est un art à part entière. Les autres iront voir autre chose, et ils auront raison.
Crédit photo : Distributeur The Furious





