
Onze ans après le troisième volet et son final déchirant, sept ans après un quatrième opus qu’on croyait définitif, Pixar remet Woody, Buzz et toute la bande sur le devant de la scène. Toy Story 5 arrive dans les salles françaises le 17 juin, et le studio n’a pas choisi son moment au hasard.
Cette fois, l’ennemi n’est ni un enfant trop brutal ni un placard oublié. C’est Lilypad, une tablette flambant neuve en forme de grenouille souriante, doublée par Greta Lee. Elle débarque dans la chambre de Bonnie avec ses propres idées sur ce qui est bon pour la petite. Et un écran, vous l’imaginez bien, ne joue pas tout à fait dans la même cour qu’un cow-boy en tissu.
Le pitch tient en une phrase, mais il dit beaucoup. Depuis 1995, la saga raconte la même angoisse, celle de l’objet qu’on délaisse. Le jouet remplacé par un plus moderne, l’enfant qui grandit, la peur de ne plus servir à rien. Sauf qu’en 2026, le rival n’est plus une figurine dernier cri : c’est le rectangle lumineux qui aspire l’attention des gamins. Difficile de faire plus actuel.
Aux commandes, on retrouve Andrew Stanton, le cerveau du Monde de Nemo et de WALL-E, épaulé par McKenna Harris. Tom Hanks reprend la voix de Woody, Tim Allen celle de Buzz, et le film promet de donner enfin plus de place à Jessie, toujours portée par Joan Cusack. De quoi rassurer ceux qui craignaient un cinquième épisode purement alimentaire.
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Faut-il pour autant crier au chef-d’œuvre avant de l’avoir vu ? Non. La franchise a déjà prouvé qu’elle savait s’arrêter dignement, et chaque suite supplémentaire fait courir le risque de diluer la magie. On peut légitimement se demander si un cinquième tour de piste était nécessaire.
Mais le sujet, lui, sonne juste. Parler du face-à-face entre le jeu d’imagination et les écrans, dans un film que les enfants regarderont peut-être eux-mêmes sur une tablette, il y a là une ironie que Pixar a sans doute savourée.
Si vous avez grandi avec Woody, ou si vous tentez chaque soir d’arracher votre progéniture à son iPad, ce cinquième volet vous parlera forcément. À voir en famille, avec un paquet de mouchoirs en réserve, par précaution.
Crédit photo : Disney / Pixar





