Culture

Sam Smith range les bangers de boîte et signe un album crooner amoureux dédié à New York

posted by Vincent 20 août 2026
Pochette de l'album Hazel Eyes de Sam Smith, portrait sepia en gros plan

Sam Smith a sorti « Hazel Eyes » le 21 août, cinquième album studio chez Capitol, et c’est un virage qu’on n’attendait pas forcément. Après « Unholy » et toute cette période club un peu sulfureuse, l’artiste britannique revient à quelque chose de beaucoup plus intime.

Le disque est une déclaration d’amour à New York, la ville où Sam Smith habite désormais. Douze titres enregistrés en partie à Electric Lady Studios, ce studio mythique de Greenwich Village fondé par Jimi Hendrix. Rien que le lieu annonce la couleur: on est loin des synthés de dancefloor.

Musicalement, Sam Smith reprend le costume du crooner. Des ballades soul, une voix mise à nu, un parfum de vieux standards américains passés à la moulinette d’une histoire d’amour queer bien contemporaine. C’est romantique jusqu’au bout des ongles, un peu vieille école, et c’est totalement assumé.

Ce qui rassure, ce sont les gens autour. La coproduction est signée avec Simon Aldred et David Odlum, et surtout on retrouve Feist, le musicien Rob Moose et Shahzad Ismaily à la fabrication. Ce genre de casting, ça ne trompe pas: des artisans du son, pas des faiseurs de tubes calibrés. Les singles « My Guy », « Oh Mother » ou « When He’s Gone » donnaient déjà le ton ces dernières semaines.

Sam Smith - Gloria

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Alors est-ce que ça marche? En grande partie, oui. La voix de Sam Smith reste un instrument fou, capable de faire passer une émotion en trois notes, et ce retour à la sincérité fait du bien après des années de provoc un peu forcée. Il y a de vrais moments de grâce là-dedans.

Après, tout n’est pas parfait. À trop vouloir se faire tendre, l’album flirte parfois avec le trop sage. Certaines ballades se ressemblent, et on aimerait par moments un grain de folie qui vienne casser la douceur. Le disque est beau, mais il ne prend pas toujours de risques.

Reste que pour un dimanche pluvieux, un casque sur les oreilles et le cœur un peu à vif, « Hazel Eyes » fait exactement le job. Ceux qui ont aimé le Sam Smith des débuts, celui de « Stay With Me », vont se retrouver en terrain connu, en mieux écrit. Les amateurs de pop de club, eux, resteront sans doute sur leur faim. À vous de voir dans quelle catégorie vous vous rangez.

Crédit photo : Capitol Records

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