
Sept ans après la mort de Johnny Hallyday, le cinéma s’apprête à raconter sa vie. Laeticia Hallyday l’a confirmé dans Paris Match : elle produit un film biographique sur le rocker, confié à Raphaël Quenard pour le rôle-titre et au réalisateur Cédric Jimenez. Sortie annoncée le 8 décembre 2027, soit pile dix ans après la disparition de l’idole des jeunes.
Le projet a de quoi intriguer. Quenard, c’est l’acteur le plus en vue du cinéma français du moment, mais aussi un comédien à la présence si forte qu’il a tendance à happer toute la lumière. Lui demander de s’effacer derrière Johnny, de ses débuts yéyé jusqu’à ses dernières années, relève du pari. Cela dit, l’homme voue une vraie admiration au chanteur, ce qui peut jouer en sa faveur autant que le desservir.
Du côté de la production, Laeticia met le paquet. Elle promet d’ouvrir à l’équipe l’accès aux archives, aux musiques, aux objets personnels, aux lieux où Johnny a vécu. Sur le papier, c’est une mine. Dans les faits, ça pose une question simple : peut-on faire un portrait honnête de quelqu’un quand sa veuve supervise tout de près ? Le risque, c’est l’hagiographie, le film-hommage qui lisse les aspérités. Or les aspérités, chez Johnny, faisaient partie du personnage.
D’autant que ce biopic officiel ne sera pas seul sur la route. Un autre projet avance en parallèle, signé Jalil Lespert, avec Matthias Schoenaerts dans le rôle. Celui-là choisit un angle plus resserré : les années 1995 à 1998, période d’autodestruction à Las Vegas suivie du retour triomphal au Stade de France. Laeticia a autorisé l’usage des chansons, mais le film reste rangé dans la catégorie officieux.
En attendant les biopics, ce triple best-of revisite toute la carrière de Johnny.
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Deux films, deux approches radicalement différentes. D’un côté la grande fresque validée par la famille, qui couvre toute une vie. De l’autre un récit plus serré, qui plonge dans les zones d’ombre d’une époque charnière. On a un peu le schéma classique du biopic à la Bohemian Rhapsody face au portrait plus frontal, et il y a fort à parier que les deux ne raconteront pas du tout le même Johnny.
Reste à savoir lequel sonnera le plus juste. Hallyday était un personnage de cinéma à lui tout seul, fait de contradictions, de démesure et de fêlures. Le réduire à une légende propre sur elle serait passer à côté de l’essentiel. Rendez-vous en 2027 pour voir si l’un de ces films ose vraiment regarder l’homme derrière le mythe.
Johnny Hallyday (1943-2017), acteur et chanteur franÁais, septembre 1960.
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