Culture

Vingt ans après, Tarantino ressoude ses deux Kill Bill en un seul film de 4h35

posted by Vincent 6 juillet 2026
Affiche officielle de Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de Quentin Tarantino, au cinéma le 8 juillet

C’est un des grands fantômes du cinéma qui débarque enfin en salles. Mercredi 8 juillet, Studiocanal sort en France « Kill Bill: The Whole Bloody Affair », la version que Quentin Tarantino avait en tête depuis le tout début : un seul film, d’un bloc, au lieu des deux volumes qu’on connaît depuis 2003.

Petit rappel pour situer. À l’époque, Miramax refusait de sortir un long-métrage de plus de quatre heures, et a donc coupé l’histoire de Beatrix Kiddo en deux. Tarantino, lui, avait toujours pensé Kill Bill comme une seule saga. Cette version intégrale n’avait quasiment jamais été projetée, à part une séance à Los Angeles en 2011 et de rares passages en festival. Autant dire un objet de légende que les fans se refilaient presque sous le manteau.

Là, il a récupéré les droits, et le voilà en salles pour de vrai. 4h35, entracte de quinze minutes au milieu, et dans certaines salles une copie 70 mm pour les puristes.

Kill Bill : Volume 1 & 2 (Blu-ray)

En attendant l’intégrale sur grand écran, les deux volumes originaux restent un incontournable à la maison :

Kill Bill : Volume 1 & 2 (Blu-ray) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Alors qu’est-ce qui change, concrètement, par rapport aux deux films que vous avez déjà vus ? Pas mal de choses, en fait. Le récit coule d’une seule traite, donc le fameux récapitulatif en noir et blanc qui ouvrait le Volume 2 saute. La révélation sur la fille de Beatrix arrive beaucoup plus tôt : vous l’apprenez au même moment qu’elle, et ça change franchement la lecture de tout le reste. Le carnage à la Maison des Feuilles Bleues, contre les 88 fous, revient ici en couleur, alors que la censure l’avait basculé en noir et blanc à l’époque. Le combat est rallongé, tout comme le flashback animé sur l’enfance d’O-Ren.

Et puis il y a la vraie nouveauté : une séquence animée d’environ sept minutes qui vient se glisser après le film. Elle suit Yuki, la sœur de Gogo Yubari, bien décidée à venger sa frangine. De la matière fraîche, donc, même pour ceux qui connaissent les deux volumes par cœur.

Faut-il y aller ? Si vous aimez Tarantino, la question ne se pose même pas. 4h35 dans un fauteuil, c’est un sacré engagement, mais c’est aussi le genre d’expérience qu’on ne revit pas deux fois. Voir ce film enfin tel que son auteur l’avait rêvé, vingt ans après, ça vaut bien de bloquer une soirée.

Crédit photo : Studiocanal

Leave a Comment

À lire