
On connaît surtout Tomer Sisley en gentleman qui désamorce les crises à coups de charme et de compte en banque. Le voilà qui bascule complètement de registre. À partir du 22 juillet, Netflix met en ligne GIGN, une mini-série française de huit épisodes où il incarne David, chef de section d’un des groupes d’intervention les plus réputés au monde. Fini le cambriolage chic, place à l’antiterrorisme, aux assauts et aux nuits blanches.
L’histoire tient sur une ligne simple et efficace. David pensait raccrocher, quitter enfin le terrain. Sauf qu’un attentat frappe le GIGN en plein cœur, et il reprend du service. En face, un ennemi qu’on ne voit pas, une tonne d’explosifs militaires volés, des attaques qui se rapprochent dangereusement. Et pour corser le tout, il doit veiller sur Max, son filleul de 25 ans tout juste breveté, qu’il aurait préféré tenir loin de cette affaire. Plus l’étau se resserre, plus resurgit un passé qu’il croyait bien enterré.
Derrière la caméra, il y a un nom qui rassure : Julien Leclercq. C’est l’homme de L’Assaut, de Braqueurs, du remake du Salaire de la peur pour Netflix. Un vrai spécialiste de l’action à la française, sèche et nerveuse, celle qui ne s’excuse pas d’être spectaculaire. Il connaît la matière, et ça se sent dès les premières images dévoilées.
Envie de comparer la fiction à la vraie histoire ? Le fondateur du groupe, Christian Prouteau, la raconte de l’intérieur.
GIGN : nous étions les premiers → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Le casting fait plaisir aussi. Autour de Sisley, on retrouve Guillaume Gouix et Thierry Neuvic, deux visages qu’on aime bien voir traîner dans ce genre de projet, plus Géraldine Pailhas et Leanna Chea côté féminin. Le jeune Tristan Zanchi hérite du rôle de Max, celui par qui l’émotion doit passer.
Reste la vraie question, celle qui décide de tout : le rythme. Huit épisodes, c’est long, et c’est précisément là que beaucoup de thrillers français s’essoufflent, tiennent deux heures puis se diluent. Si Leclercq garde la tension du début à la fin, on tient peut-être le gros divertissement français de l’été, du genre qu’on enchaîne un dimanche pluvieux sans voir le temps passer. Si ça retombe au milieu, ce sera une belle occasion gâchée. Rendez-vous le 22 juillet pour trancher.
Crédit photo : Netflix





