Culture

Supergirl débarque en space-western vengeur, et c’est Milly Alcock qui tient tout le film à bout de bras

posted by Vincent 3 juillet 2026
Affiche officielle du film Supergirl (2026) avec Milly Alcock dans le costume kryptonien

Depuis mercredi, une nouvelle Supergirl occupe les salles, et elle ne ressemble à aucune des précédentes. Oubliez la Kryptonienne lumineuse et bien élevée. Ici, Kara Zor-El traîne sa gueule de bois de planète en planète, un peu paumée, franchement cynique, lancée dans une histoire de vengeance qui doit plus à Mad Max qu’aux gentils films de super-héros du samedi soir.

Le point de départ tient en une ligne, et il fait mal. Son chien Krypto est empoisonné par une bande de pillards menée par un certain Krem. À partir de là, Supergirl file au bout de la galaxie régler ses comptes, accompagnée de Ruthye, une gamine qui veut elle aussi venger sa famille. Deux écorchées, un long voyage spatial, et cette question qui revient sans arrêt : jusqu’où peut-on aller au nom de la justice avant de devenir soi-même le monstre qu’on poursuit ?

C’est le deuxième film de l’univers DC relancé par James Gunn, après le Superman de l’an dernier. Il est adapté d’un comic très aimé, Supergirl: Woman of Tomorrow, signé Tom King et Bilquis Evely. Derrière la caméra, on retrouve Craig Gillespie, l’homme de Moi, Tonya et de Cruella, un réalisateur qui aime les héroïnes cabossées. Sur le papier, l’attelage est plutôt beau. En 108 minutes, ça file droit et ça ne s’encombre pas de mythologie.

Supergirl: Woman of Tomorrow (Tom King & Bilquis Evely)

Le comic dont le film est tiré, la fameuse saga de Tom King qui a tout inspiré :

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Le vrai argument du film, c’est Milly Alcock. La révélation de House of the Dragon compose une Kara vulnérable et mordante, capable de faire rire dans une réplique et de vous serrer la gorge dans la suivante. Autour d’elle, Matthias Schoenaerts campe un méchant sobre et inquiétant, et Jason Momoa débarque en Lobo pour foutre un joyeux bazar. David Corenswet passe même dire bonjour en Superman, le temps d’un caméo.

Alors est-ce que ça vaut le détour ? Honnêtement, oui, mais sans s’emballer. La presse est partagée, autour de 55 % côté critiques américaines, et on comprend pourquoi : le récit de vengeance suit des rails déjà bien connus et n’ose jamais vraiment déraper. Reste que le film démarre fort au box-office US, et qu’Alcock porte tout ça avec une présence dingue.

Pour moi c’est simple : on y va pour elle. Si vous cherchez le film de super-héros de l’été qui prend un vrai risque de ton, celui-ci coche déjà pas mal de cases.

Crédit photo : Warner Bros. Pictures / DC Studios

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