
Il y a des retours qu’on imagine triomphants, et puis il y a la réalité des chiffres. La saison 2 d’Avatar : le dernier maître de l’air, l’adaptation en chair et en os du grand dessin animé de Nickelodeon, est arrivée d’un bloc sur Netflix le 25 juin. Sept épisodes, l’histoire d’Aang, de Katara, de Sokka et du prince Zuko qui continue, et un tapis rouge que le public a finalement assez peu foulé.
En quatre jours, la série a rassemblé 8,7 millions de vues. Sur le papier, ce n’est pas rien. Sauf que la première saison, elle, en avait aligné 21,2 millions au même stade début 2024. On parle donc d’une chute de presque 60 %, ce qui a de quoi refroidir une plateforme habituée à claironner ses succès. Pire, la saison 2 n’est même pas parvenue à prendre la tête du classement anglophone de la semaine, coiffée par un thriller adapté d’Harlan Coben. Seule éclaircie, la saison 1 est remontée dans le trio de tête, signe que pas mal de spectateurs ont préféré réviser leurs classiques avant de se lancer.
Comment expliquer ce refroidissement ? D’abord le temps. Deux ans et demi séparent les deux saisons, une durée absurde pour une série où de jeunes acteurs grandissent à vue d’œil entre deux tournages. Ajoutez une promo restée très discrète et un accueil critique en berne, la note du public sur Rotten Tomatoes glissant de 70 à 54 %. L’adaptation du Livre de la Terre, que beaucoup tiennent pour le sommet de l’œuvre originale, divise.
Envie de revenir a la source du mythe, celle qui a fait chavirer tout le monde ? L’integrale du dessin anime original reste le meilleur point d’entree dans l’univers d’Aang.
Avatar, le dernier maitre de l’air – La serie integrale (Blu-ray) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Et Avatar n’est pas un cas isolé, loin de là. La saison 2 de One Piece a réuni deux fois moins de monde que la première, et même Mercredi, la locomotive maison, est passée de 252 à 119 millions de vues d’une saison à l’autre. Toujours le même scénario : un carton initial, deux ou trois ans de silence, puis un retour dans une relative indifférence. Le binge, qui pousse à tout dévorer en un week-end, entretient mal la flamme sur la durée.
Rassurons quand même les fans : la saison 3, déjà tournée dans la foulée, verra bien le jour et bouclera l’aventure d’Aang. N’empêche, pour une production aussi coûteuse, ces 8,7 millions ressemblent à un signal d’alarme. Le vrai problème ne s’appelle pas Aang, il s’appelle calendrier Netflix.
Crédit photo : Netflix





