Culture

Cinq ans après sa disparition, Belmondo entre à la Cinémathèque, et c’est l’expo à voir cet automne

posted by Vincent 6 octobre 2026
Jean-Paul Belmondo sur le tournage de Pierrot le fou, aux côtés de Jean-Luc Godard

À partir du 7 octobre, la Cinémathèque française consacre une grande rétrospective à Jean-Paul Belmondo, et rien que le titre, « Belmondo, le Magnifique », donne envie d’y aller sans réfléchir. On est au 51 rue de Bercy, dans le 12e, jusqu’au 31 janvier 2027.

Cinq ans après sa mort, l’idée n’est pas de refaire le tour poli d’une carrière. C’est plutôt de replonger dans ce qui faisait de lui un phénomène à part dans le cinéma français.

Clémentine Deroudille, qui signe le commissariat, a construit le parcours autour d’archives familiales inédites, d’affiches, de costumes, et d’une sélection de trente-cinq films. Une vie entière, en somme, qui démarre au milieu des années 50 et dépasse les quatre-vingt-dix longs métrages.

Le plus beau, c’est de voir les deux Belmondo cohabiter sans se renier. Il y a le gamin de la Nouvelle Vague, celui d’À bout de souffle en 1960, qui mâchonne sa cigarette et bouscule tout le cinéma d’un coup. Il y a Pierrot le fou cinq ans plus tard, encore avec Godard, et L’Homme de Rio en 1964, où De Broca lui invente déjà le terrain de jeu des cascades.

Et puis il y a l’autre, la star énorme des années 70 et 80, celle qui remplissait les salles populaires et sautait d’hélicoptère sans doublure. Les deux carrières ont longtemps été opposées, la « noble » et la « commerciale », comme s’il fallait choisir son camp. L’expo, elle, refuse ce faux débat, et elle a bien raison.

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Pour prolonger la visite à la maison, le coffret que l’acteur avait lui-même composé.

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On croise au passage tous ceux qui ont compté dans le parcours, Godard donc, mais aussi Truffaut, Louis Malle, Agnès Varda, Claude Lelouch. Autant dire une bonne partie du cinéma français de la seconde moitié du siècle.

Au-delà des vitrines, la Cinémathèque programme aussi des projections et des rencontres pour prolonger la visite. C’est tout l’intérêt du lieu, d’ailleurs, on peut revoir les films dans la foulée.

Côté tarifs, comptez 14 euros en plein tarif, 11 euros pour les 18-25 ans, 7 euros pour les moins de 18 ans, et c’est gratuit avec le Libre Pass. Fermé le mardi.

Si vous avez grandi avec ses répliques, ou si vous voulez juste comprendre pourquoi un acteur a marqué autant de générations, c’est clairement la sortie à caler cet automne.

Crédit photo : La Cinémathèque française

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