Culture

Jean-François Richet embarque Jason Statham sur un cargo de mercenaires, et ça sent la série B d’action bien troussée

posted by Vincent 16 août 2026

Le 19 août, Jean-François Richet revient dans les salles françaises avec Mutiny, un thriller d’action calibré au millimètre pour Jason Statham. Le pitch, vous allez voir, ne cherche pas à réinventer le genre.

Cole Reed, ancien des forces spéciales devenu chef de la sécurité d’un milliardaire, assiste au meurtre de son patron et se retrouve accusé du crime à sa place. Pour comprendre qui l’a piégé, il embarque sur un cargo dont l’équipage n’est composé que de mercenaires. Un homme seul, un bateau, un complot international qui le dépasse. Vous voyez le genre.

Ce qui rend l’affaire un peu plus intéressante que le tout-venant, c’est le nom au générique. Richet n’est pas n’importe qui. Le bonhomme a signé les deux Mesrine avec Vincent Cassel, il est allé refaire Assaut sur le central 13 à Hollywood, puis a offert à Mel Gibson l’un de ses meilleurs rôles tardifs dans Blood Father. Autrement dit, un cinéaste français qui sait filmer la violence sèche et, surtout, un espace clos. Et un cargo, comme un commissariat assiégé, c’est exactement ça : un décor fermé où l’action se ramasse au lieu de s’éparpiller.

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En face, Statham fait du Statham. On ne va pas se raconter d’histoires, l’homme joue le même personnage depuis Le Transporteur, mâchoire serrée et coups portés au bon endroit. Mais c’est justement pour ça qu’on va le voir. Il incarne cette série B d’action à l’ancienne, celle qui promet quatre-vingt-dix minutes efficaces sans jamais vous prendre pour un imbécile ni vous vendre du sous-Marvel. À ses côtés, Annabelle Wallis et Adrian Lester complètent une distribution plus solide qu’il n’y paraît.

Alors oui, le scénario est balisé de bout en bout, et vous devinerez sans doute le fin mot du complot bien avant Cole Reed. Ce n’est pas là qu’on attend le film. On l’attend sur le rythme, sur la mise en scène des combats dans les coursives, sur cette tension de huis clos que Richet maîtrise depuis vingt ans.

Pour qui, du coup ? Pour ceux qui aiment l’action franche et assumée, et qui cherchent une bonne séance à l’abri de la clim en plein mois d’août. Ni chef-d’œuvre ni navet, probablement. Juste le genre de film qui fait très bien le job. Et par les temps qui courent, ce n’est déjà pas si mal.

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