
Deux ans après avoir fait danser la planète avec « Water », la Sud-Africaine Tyla est revenue avec A*POP, sorti le 24 juillet. Quatorze titres, à peine trois quarts d’heure, et une idée fixe qu’elle répète en interview : « African music is pop music. » Le titre lui-même le dit, ce « A » collé à « pop », c’est l’Afrique qu’elle plante au centre du jeu.
On parle quand même d’une artiste qui, à 24 ans, a déjà décroché le tout premier Grammy de la Best African Music Performance. Son premier disque, sobrement baptisé Tyla, l’avait installée en 2024 comme la nouvelle voix de l’amapiano exporté un peu partout. Le pari du deuxième album, celui de la confirmation, était donc casse-gueule.
Et le résultat ? Franchement bon par moments. Quand Tyla lâche les chevaux sur les singles, « Chanel », « That Girl », ou « She Did It Again » en duo avec la Suédoise Zara Larsson, le mélange amapiano, R&B et afrobeats fait exactement ce qu’on attend de lui. Ça groove, ça claque, ça donne envie de bouger. La production, léchée sans être aseptisée, tient la route de bout en bout.
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Sauf que voilà, une fois passés les tubes évidents, le disque lève le pied. Beaucoup de morceaux glissent vers des mid-tempos un peu sages, jolis mais interchangeables, comme si on avait empilé quelques hits imparables autour d’un remplissage prudent. La presse le remarque d’ailleurs : accueil globalement bon, autour de 80 chez les agrégateurs, mais avec cette même réserve qui revient partout, celle d’un album qui affine sa recette plus qu’il ne la réinvente. Le NME parle carrément d’un disque poli qui reste en deçà de la promesse de sa campagne.
C’est un peu le drame des deuxièmes albums, en fait. Après une révélation aussi fulgurante, chaque choix se joue entre prendre un vrai risque et rassurer tout le monde. Tyla a visiblement choisi la seconde option.
Pour qui, du coup ? Pour vous qui cherchez la bande-son idéale d’un mois d’août, sans prise de tête. On tient là un très bon disque de terrasse et de dancefloor, pas le classique qu’on ressortira dans dix ans. Mais bon, à 24 ans et avec ce groove-là, on lui laisse volontiers le temps de viser plus haut.
Crédit photo : Epic Records





