
Il aura suffi d’une semaine. Depuis son arrivée sur Netflix, la mini-série Sur tes traces, adaptée d’un roman d’Harlan Coben, a pris la tête du classement dans 75 pays et frôle déjà les 24 millions de vues. Un démarrage qui en fait, tout simplement, le meilleur lancement d’une première saison originale de toute l’année 2026.
Les chiffres ont de quoi impressionner. En vingt-quatre heures, la série s’installait numéro 1 dans 57 pays, avant de grimper à 75 quelques jours plus tard. Pour Netflix, c’est déjà la douzième adaptation d’Harlan Coben, et la mécanique ne montre toujours aucun signe d’essoufflement.
L’histoire suit David Burroughs, ancien professeur de droit incarné par Sam Worthington, condamné à perpétuité pour le meurtre de son propre fils, âgé de trois ans au moment du drame. Tout bascule le jour où son ex-belle-sœur lui rend visite en prison et lui glisse une photographie : un jeune garçon y ressemble furieusement à l’enfant qu’il est censé avoir tué.
Plutôt que d’enquêter depuis sa cellule, David s’évade pour retrouver ce gamin et prouver son innocence. À ses côtés, on retrouve Britt Lower, révélée par la série Severance, et Milo Ventimiglia. Aux commandes, un showrunner passé par Code Quantum, qui a promis d’appuyer à fond sur la corde émotionnelle.
Avant ou après la série, le roman d’Harlan Coben dont elle est tirée, à dévorer d’une traite :
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Et le pari fonctionne. Les huit épisodes de quarante minutes s’enchaînent à un rythme qui rend la pause presque impossible, portés par une cascade de rebondissements qui tombent, pour la plupart, au bon endroit. Worthington tient son rôle de père dévasté, mais c’est Britt Lower qui rafle la mise et illumine chacune de ses apparitions.
Tout cela reste, il faut bien le dire, parfaitement tiré par les cheveux. La sous-intrigue autour de la mafia de Boston atteint des sommets d’invraisemblance, et les habitués de Coben repéreront le coupable bien avant que le scénario ne daigne le révéler. La série hésite d’ailleurs parfois entre thriller paranoïaque, mélodrame carcéral et chronique familiale.
C’est pourtant du Coben pur jus, avec ce que cela suppose de ficelles énormes et de plaisir coupable parfaitement assumé. On devine le retournement, on lève les yeux au ciel devant la mafia bostonienne, et l’on reste malgré tout scotché jusqu’au huitième épisode. Tant que Worthington et Britt Lower jouent le jeu avec ce sérieux, on signe sans hésiter pour la suite.
Crédit photo : Illustration générée par IA





