
On l’attendait au tournant, ce film. Après un Superman qui a relancé la machine, James Gunn et DC Studios sortent leur deuxième carte avec Supergirl : Woman of Tomorrow, présenté en avant-première le 22 juin à Brooklyn avant son arrivée sur les écrans américains le 26. Et la promesse est claire : ce n’est pas le Superman lumineux et bon enfant qu’on vient de voir.
L’histoire est signée Tom King et Bilquis Evely, d’après leur mini-série acclamée de 2021. Kara Zor-El fête ses vingt-trois ans en vadrouillant dans la galaxie avec son chien Krypto, croise une jeune fille nommée Ruthye, assiste à un drame et part dans une quête de vengeance qui n’a rien de gentillet. Le mot revient partout dans les premiers retours : c’est plus dur, plus sec, presque un récit de western spatial.
Derrière la caméra, Craig Gillespie, qui nous avait déjà offert le mordant de Moi, Tonya et de Cruella. Le choix est malin : voilà quelqu’un qui sait filmer des héroïnes cabossées plutôt que des saintes. Au scénario, Ana Nogueira. Et dans le rôle-titre, Milly Alcock, révélée par House of the Dragon, qui hérite ici d’une Supergirl plus écorchée que rayonnante.
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Les premières réactions, prudentes, parlent d’ambiance « Mad Max » et saluent surtout deux choses : Alcock, qui crève l’écran, et Jason Momoa en Lobo, chasseur de primes déjanté qui semble voler chaque scène où il apparaît, même en caméo. David Corenswet repasse une cape de Superman le temps d’un clin d’œil, et Matthias Schoenaerts campe le méchant, Krem.
Faut-il s’emballer ? Pas totalement. Les mêmes voix nuancent : un vilain un peu fade, des choix d’adaptation discutables, et un résultat décrit comme « sympa sans être marquant ». Bref, un divertissement solide plutôt qu’un grand film. Mais après des années de super-héros interchangeables, voir DC tenter un ton, une vraie violence assumée et une héroïne qui doute, ça change.
En cent huit minutes, ça reste un format raisonnable, ce qui n’est pas un détail quand le genre s’étire trop souvent au-delà du supportable. Si vous avez aimé le nouveau Superman, allez-y sans hésiter. Si les capes vous fatiguent, celui-ci pourrait quand même vous surprendre par son côté rugueux. À confirmer en salle, mais l’envie est là.
Crédit photo : DC Studios





