
Chaque été, Arles se transforme en capitale mondiale de la photographie. L’édition 2024 des Rencontres se tient du 1er juillet au 29 septembre, sous un titre qui donne le ton : Sous la surface. Tout un programme, qui invite à gratter le visible pour aller voir ce qui se cache dessous. Au milieu des dizaines d’expositions disséminées dans la ville, voici celles qui méritent qu’on s’y attarde.
Commençons par le morceau de choix, I’m So Happy You Are Here. L’expo retrace l’apport des femmes photographes japonaises, des années 1950 à aujourd’hui. Un pan entier de l’histoire de la photo trop longtemps resté dans l’ombre, ramené à la lumière en partenariat avec Aperture et le programme Women In Motion de Kering. À elle seule, elle justifie le déplacement.
À l’École nationale supérieure de la photographie, Laurent Montaron présente To Tell a Story, une réflexion sur la manière dont une image raconte. Un cran plus conceptuel, mais le lieu, dédié à la transmission, s’y prête parfaitement. Pour rester dans l’intime, direction La Mécanique Générale avec Mo Yi et son Me in My Landscape, où l’artiste chinois se met en scène dans les paysages qu’il traverse.
Pour prolonger la visite, ce beau livre retrace cinquante ans de Rencontres d’Arles.
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Plus inattendu, Les Surfaces Sensibles du Graffiti investit l’église Sainte-Anne et prend l’art urbain au sérieux, en interrogeant ce qu’il fait à notre regard sur la ville. Enfin, toujours à La Mécanique Générale, les Book Awards récompensent les meilleurs livres de photographie de l’année, répartis en trois catégories : livres d’auteurs, livres historiques et livres photo-texte. De quoi repartir avec des idées plein la tête et la valise un peu plus lourde.
Et puisque Arles ne se résume pas aux cimaises, impossible de passer à côté de la Nuit de l’Année. Ce rendez-vous de la semaine d’ouverture projette en plein air les coups de coeur des photographes invités, dans une ambiance qui n’appartient qu’à ce festival. Pour beaucoup d’habitués, c’est même le vrai temps fort de la quinzaine.
Côté pratique, les expos ouvrent en général de 10h à 19h30, avec des horaires qui peuvent varier d’un lieu à l’autre. Plusieurs formules de billets coexistent, du pass intégral au ticket à la journée. Mieux vaut s’organiser un minimum, car tout voir en un week-end relève de l’exploit. Mais c’est aussi ça, Arles : une ville entière transformée en parcours photographique, où l’on marche d’une chapelle à un ancien atelier sans jamais savoir ce qu’on va découvrir derrière la porte suivante.
Crédit photo : DR





