Culture

Heartstopper se referme sur un sixième tome, et Alice Oseman n’a pas choisi la facilité pour dire au revoir

posted by Vincent 29 juillet 2026
Couverture du tome 6 de Heartstopper, Pour toujours, d'Alice Oseman (Hachette Romans)

Ça y est, c’est fini. Le sixième et dernier tome de Heartstopper, intitulé Pour toujours, est arrivé en librairie le 2 juillet chez Hachette Romans, et si vous avez suivi Nick et Charlie depuis le début, préparez le paquet de mouchoirs. Quatre cent quarante-huit pages pour boucler l’une des séries de romans graphiques les plus vendues de la décennie, celle-là même que Netflix avait adaptée et transformée en phénomène chez les ados du monde entier.

Pour ceux qui débarquent : Heartstopper, c’est l’histoire de deux lycéens anglais, Charlie le garçon discret qui s’est fait harceler, et Nick le costaud du club de rugby, qui tombent amoureux à petits pas. Alice Oseman dessine ça avec un trait tout simple, des petites feuilles qui volent quand les cœurs s’emballent, et une justesse rare quand il s’agit de parler d’anxiété, de coming out ou de troubles alimentaires sans jamais tomber dans le pathos.

Sauf que ce tome-là ne raconte plus vraiment le frisson du début. Il raconte l’après. Nick s’apprête à partir à l’université et commence à se demander qui il est sans Charlie collé à lui en permanence, pendant que Charlie, lui, se présente comme délégué et prend enfin de l’assurance. En clair, Oseman s’attaque à la vraie question, celle qui fait peur : un amour de lycée, ça tient le coup quand la vie sépare les gens ?

Heartstopper - Tome 6 - Pour toujours

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Et c’est là que le livre devient adulte. L’autrice ne se contente pas d’un happy end sucré. Elle montre que l’amour ne suffit pas toujours, que Nick planque ses angoisses derrière un sourire, que parler vraiment reste le plus dur. Les critiques qui ont lu le tome saluent d’ailleurs cette densité émotionnelle, et le fait qu’Oseman ait pris le temps, avec ces 448 pages, de ne pas bâcler la sortie.

Alors oui, c’est un roman graphique estampillé « dès 12 ans », et certains lèveront un sourcil. Grave erreur. La série a fait du bien à énormément de jeunes lecteurs, et ce final leur offre quelque chose de plus rare qu’une romance : une leçon douce sur le fait de grandir sans forcément se perdre.

Si vous avez commencé cette histoire, vous lui devez bien sa dernière page. Et si vous n’avez jamais ouvert un Heartstopper, franchement, c’est peut-être le bon moment pour rattraper les cinq tomes avant celui-ci.

Crédit photo : Hachette Romans

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