Culture

U2 et Martin Garrix sortent Fireflies, et pour une fois le mariage rock-house tient debout

posted by Vincent 29 juillet 2026
Pochette du single Fireflies de Martin Garrix et U2 : Bono, The Edge, Larry Mullen Jr, Adam Clayton et Martin Garrix en bleu nuit

Il fallait s’y attendre, et pourtant on redoutait le pire. Bono et Martin Garrix qui posent leur nom sur le même morceau, ça sentait la ballade de stade repeinte en drop de festival, calibrée pour les enceintes de Tomorrowland. Sauf que Fireflies, sorti le 24 juillet chez Darkroom Records, évite le naufrage. Et ça, ce n’était pas gagné.

Le titre est arrivé après des débuts live plutôt spectaculaires. Garrix l’a lâché en plein set à Tomorrowland, avec The Edge qui a débarqué sur scène pour poser sa guitare en vrai, sous les yeux d’une foule qui ne s’attendait visiblement pas à voir un membre de U2 pointer le nez dans un raout d’électro. La vidéo a tourné, forcément.

Sur le papier, l’idée n’a rien de neuf. Garrix et U2 se tournent autour depuis des années. Le DJ néerlandais avait déjà coproduit We Are The People, l’hymne officiel de l’Euro 2020, et bricolé Scars plus récemment. Cette fois, c’est la première fois que les quatre membres du groupe se retrouvent ensemble sur un titre avec lui. Garrix raconte d’ailleurs qu’ils ont commencé à travailler dessus il y a six étés. Six ans pour un single, c’est soit de la maturation, soit de la procrastination de luxe.

U2 - The Joshua Tree (vinyle)

Pour retrouver le U2 d’avant les featurings électro, l’incontournable reste toujours disponible en vinyle :

U2 – The Joshua Tree (vinyle) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Ce qui sauve Fireflies, c’est le dosage. Garrix ne noie pas U2 sous les nappes synthétiques. Il apporte une pulsation, un balancement pop un peu inattendu, mais laisse la guitare de The Edge respirer et la voix de Bono occuper le centre. Les paroles jouent la carte des lucioles, des instants d’été qui filent, une imagerie toute simple, presque naïve, mais qui colle au format. On n’est pas là pour de la grande poésie, on est là pour un refrain qui reste.

Est-ce indispensable ? Non. C’est un single d’été, ni plus ni moins, du genre qu’on écoute trois semaines avant de passer à autre chose. Mais dans le genre, il est bien fichu, et il évite le cynisme du featuring calculé au cordeau.

Pour U2, l’affaire tombe pile. Le groupe fête ses cinquante ans, a déjà sorti Street of Dreams début juillet, et prépare un album pour plus tard dans l’année. Fireflies fait office d’amuse-bouche pop avant le plat de résistance. Si vous aimez Garrix, foncez. Si vous êtes puriste de U2 période Joshua Tree, respirez un grand coup avant de cliquer.

Crédit photo : Darkroom Records / U2

Leave a Comment

À lire