Culture

Disclosure Day : Spielberg revient aux soucoupes volantes, et on n’avait pas vu ça depuis longtemps

posted by Vincent 21 juin 2026
Affiche officielle du film Disclosure Day de Steven Spielberg

Steven Spielberg et les extraterrestres, c’est une vieille histoire. Rencontres du troisième type, E.T., La Guerre des mondes… À 79 ans, il y retourne une dernière fois avec Disclosure Day, sorti dans nos salles le 10 juin, et autant le dire tout de suite : ça faisait des années qu’un de ses grands films de science-fiction n’avait pas suscité autant d’enthousiasme.

Le pitch tient en deux personnages. Un spécialiste de cybersécurité, joué par Josh O’Connor, dérobe des documents qui prouvent que le gouvernement américain cache depuis des décennies l’existence d’un contact avec une intelligence non humaine. En parallèle, une présentatrice météo incarnée par Emily Blunt développe d’étranges facultés après une rencontre qu’elle ne s’explique pas. Les deux finissent traqués, obligés de fuir pour faire éclater la vérité. Autour d’eux, Colin Firth et Colman Domingo complètent un casting impeccable.

Le scénario est signé David Koepp, le fidèle complice de Spielberg (Jurassic Park, déjà). Et on retrouve aussi John Williams à la musique, ce qui, pour un film de cette famille, n’est pas un détail : ses nappes orchestrales font une bonne partie du frisson.

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Sur le fond, Spielberg reprend son obsession de toujours, cette idée que le premier contact serait moins une invasion qu’une révélation. Sauf qu’il la passe cette fois à la moulinette de notre époque, celle des fuites de données, du complotisme et de la méfiance généralisée envers les institutions. Le film parle autant de soucoupes que de notre rapport au mensonge d’État.

Est-ce que tout fonctionne ? Non. Le deuxième acte traîne un peu, certaines ficelles narratives sont voyantes, et on sent par moments le blockbuster qui veut cocher toutes les cases. Mais la mise en scène reste d’une virtuosité folle, Emily Blunt est sans doute au sommet de sa carrière, et la dernière demi-heure, portée par l’émotion, rattrape largement les flottements. La presse a suivi : 3,9 sur 5 de moyenne sur AlloCiné, des critiques enthousiastes des deux côtés de l’Atlantique.

Ce n’est pas le Spielberg parfait, et ce n’est sans doute pas le meilleur de sa filmographie. Mais c’est un grand film populaire fait par quelqu’un qui sait encore exactement ce qu’il fait, avec une générosité de cinéma qu’on ne voit plus beaucoup. Si vous avez grandi en levant les yeux vers le ciel après avoir vu E.T., foncez. Vous y retrouverez quelque chose.

Crédit photo : Universal Pictures / AlloCiné

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