
On pensait avoir fait le tour des petites créatures jaunes. Sept films dans la franchise Moi, moche et méchant, trois rien que pour les Minions, et pourtant les voilà encore, depuis ce 24 juin, dans les salles françaises. Sauf que cette fois, le décor change complètement.
Oubliez Gru et ses plans de domination du monde. L’action se déroule dans le Hollywood des années 1920, en plein âge d’or du muet. Les Minions y bossent comme petites mains de l’industrie du cinéma, et l’un d’eux, James, se met en tête de tourner son propre film de monstres. Problème : pour faire un vrai film de monstres, il faut de vrais monstres. Ils décident donc d’en fabriquer, puis d’en chercher aux quatre coins de la planète. Le chaos suit, forcément.
Pierre Coffin, le papa des Minions et leur voix depuis le début, passe pour la première fois seul à la réalisation. Et ça se sent. Le film, 89 minutes au compteur, ressemble moins à une suite alimentaire qu’à une lettre d’amour au cinéma des origines. Charlot, Buster Keaton, les grandes heures des studios, tout y passe. Il y aurait même un caméo de George Lucas et des clins d’œil à Babylone glissés un peu partout.
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Au casting des voix originales, du beau monde : Christoph Waltz en réalisateur tyrannique, Jeff Bridges, Jesse Eisenberg, Zoey Deutch, et même Trey Parker qui traîne par là. C’est généreux, c’est bourré de références, et c’est visiblement pensé pour faire travailler la mémoire des parents pendant que les enfants rient des cabrioles.
Là où le bât blesse un peu, c’est que tout ce festival de citations tourne parfois à vide. On admire l’inventivité, on sourit aux gags, mais l’émotion reste à la porte. Les Minions n’ont jamais raconté grand-chose, c’est leur charme et leur limite. Ne cherchez pas ici la tendresse d’un Pixar, ce n’est pas le programme.
Reste un divertissement honnête, rythmé, idéal pour une sortie familiale un mercredi pluvieux. Si vous avez des enfants et un faible pour le vieux Hollywood, vous y trouverez votre compte sur deux niveaux différents. Si les bestioles jaunes vous sortent par les yeux depuis 2015, rien ne vous fera changer d’avis. Pour les autres, c’est un bon gros paquet de pop-corn, ni plus ni moins.
Crédit photo : Illumination / Universal Pictures





