Culture

Anthrax rentre après dix ans avec Cursum Perficio, un titre piqué à la dernière maison de Marilyn Monroe

posted by Vincent 10 septembre 2026
Pochette de l'album Cursum Perficio d'Anthrax

Dix ans. C’est le temps qu’il aura fallu attendre entre For All Kings et ce Cursum Perficio, douzième album d’Anthrax, sorti le 18 septembre chez Megaforce aux États-Unis et Nuclear Blast en Europe. Pour un groupe qui fait partie du Big Four du thrash, aux côtés de Metallica, Slayer et Megadeth, une décennie sans disque, c’est une éternité.

Le titre intrigue d’abord. Cursum Perficio, en latin, ça veut dire quelque chose comme « j’achève mon voyage ». Charlie Benante, le batteur, a repéré la formule dans un documentaire, gravée sur une tuile de la dernière maison de Marilyn Monroe, celle de Brentwood où elle est morte en 1962. De là à en faire un titre d’album de thrash new-yorkais, il fallait oser. Le grand écart est assez réjouissant.

Musicalement, on est en terrain connu et c’est tant mieux. Le line-up historique répond présent au complet : Joey Belladonna au chant, Scott Ian et Jonathan Donais aux guitares, Frank Bello à la basse et donc Benante derrière les fûts. Le disque a été enregistré et mixé au Studio 606, l’antre de Dave Grohl du côté de Los Angeles, avec Jay Ruston à la production, déjà aux manettes sur Worship Music et For All Kings.

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Onze titres, aucune reprise cette fois, ce qui n’est pas rien pour un groupe qui adore piocher dans le répertoire des autres. Les deux extraits déjà sortis donnent le ton. It’s For The Kids envoie du riff tranchant et un refrain à headbanger, dans la lignée du vieux Madhouse. The Edge of Perfection confirme que la mécanique tourne encore à plein régime.

Scott Ian résume bien la chose : il a fallu Fistful Of Metal et Spreading The Disease pour arriver à Among The Living, et de la même manière il a fallu Worship Music et For All Kings pour accoucher de celui-ci. Une jolie façon de dire qu’on ne compose pas un tel album à vingt ans.

Alors oui, à soixante ans passés, personne n’attend d’Anthrax qu’il réinvente le metal. Mais un groupe qui sonne toujours aussi affûté après quatre décennies, ça fait plaisir. Si vous avez usé Among The Living en boucle dans les années 80, ce Cursum Perficio est clairement pour vous. Les autres passeront leur chemin, et c’est très bien comme ça.

Crédit photo : Anthrax / Megaforce

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