
Simon Green fête cette année les vingt-cinq ans du projet Bonobo, et il choisit de marquer le coup avec un neuvième album, Distance In Static, qui sort le 11 septembre chez Ninja Tune. Son premier disque depuis Fragments, en 2022. Quatre ans d’attente, donc, pour ceux qui suivent le bonhomme depuis les nappes downtempo de ses débuts.
Quatorze titres au programme, et une brochette d’invitées qui donne le ton. On y croise la Pakistanaise Arooj Aftab, la Londonienne Joy Crookes, Nilüfer Yanya, la Japonaise Ichiko Aoba, ou encore Nicole Miglis, la voix de Hundred Waters. Green ne s’est pas contenté d’aligner des featurings pour faire joli : il chante en anglais, mais aussi en ourdou et en japonais, glisse des samples iraniens anciens et des enregistrements de guzheng, cette cithare chinoise. Un vrai patchwork de langues et de textures.
Ce qui frappe, c’est la manière dont l’album a été fabriqué. Los Angeles, Tokyo, Londres, et une bonne partie au Broken Arrow Ranch de Neil Young, en Californie. On imagine mal endroit plus à part pour poser des morceaux aussi voyageurs. Le single de lancement, Me and You, penche nettement vers le dancefloor, ce qui n’étonnera personne : Green a d’abord testé ce nouveau matériel en DJ set et en pop-ups discrets à Londres et à Paris, histoire de voir comment le public réagissait avant même l’annonce officielle.
Pour patienter jusqu’au 11 septembre, son album précédent reste une belle porte d’entrée dans l’univers de Simon Green :
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Et puis il y a cette petite phrase, lâchée par l’intéressé, qui donne au disque un parfum particulier. Green explique que c’est probablement le dernier tour de piste dans ce format, celui des invités venus des quatre coins du monde doublé d’une tournée avec vrai groupe sur scène. Rien n’est gravé dans le marbre, mais quand un artiste dit ça à vingt-cinq ans de distance de ses premiers pas, on l’écoute.
Faut-il l’attendre au tournant ? Honnêtement, oui. Bonobo n’a jamais été un faiseur de tubes, plutôt un artisan qui empile les couches et laisse le morceau respirer. Sur le papier, Distance In Static coche toutes les cases de ce qu’on aime chez lui, avec en prime une dimension plus internationale que jamais. Reste à l’écouter en entier pour trancher. Si c’est vraiment le dernier de cette trempe, autant qu’il soit à la hauteur.
Crédit photo : Ninja Tune





