
Le 16 septembre, un nouveau Resident Evil arrive dans les salles françaises. Et pour une fois, ça mérite qu’on lève un sourcil.
Pas parce que la franchise au cinéma nous aurait habitués au sublime, hein. C’est plutôt le contraire. Les six films avec Milla Jovovich, puis le reboot Welcome to Raccoon City en 2021, ont surtout appris aux amateurs des jeux à baisser les attentes. Là, c’est différent, et la raison tient en un nom : Zach Cregger.
Cregger, c’est le réalisateur de Barbare en 2022, puis d’Évanouis l’an dernier, deux films d’horreur qui ont fait un joli bruit, autant chez les critiques qu’au box-office. Un type qui sait installer une angoisse sourde, jouer avec ce qu’on ne voit pas, faire monter la tension sans tout montrer. Sony l’a récupéré pile après ce carton, et on comprend l’idée.
Le pitch tient sur une carte postale. Bryan, un coursier médical joué par Austin Abrams, doit livrer un colis urgent à l’hôpital de Raccoon City. Sauf que la ville choisit exactement cette nuit-là pour sombrer dans le chaos, et la livraison vire à la course à la survie. Autour de lui, Paul Walter Hauser, Zach Cherry et la boxeuse devenue actrice Kali Reis. Le film est classé interdit aux moins de 12 ans avec avertissement, et dure 1h34. Court, donc, pour du survival.
En attendant la salle, le meilleur moyen de replonger dans l’ambiance dont ce film s’inspire, c’est le remake de Resident Evil 4 :
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Le vrai geste, il est là : Cregger a dit noir sur blanc qu’il faisait ce film pour les fans des jeux, pas des adaptations précédentes. Pas de Leon, pas de Jill, pas de Claire. Un personnage inédit, une histoire neuve, mais une ambiance puisée directement dans Resident Evil 2, 3 Nemesis et 4. Il assume donc de tourner le dos à vingt ans de cinéma pour se brancher sur la mémoire des joueurs. Culotté.
Reste que 1h34, c’est peu pour reconstruire Raccoon City et lui donner de l’épaisseur. Et on n’a encore aucune critique sous la main, le film n’ayant pas été montré. Difficile donc de promettre quoi que ce soit.
Mais si vous avez aimé la trouille poisseuse d’Évanouis, ou simplement passé des nuits blanches manette en main sur RE2, il y a de quoi se déplacer. Pour moi, c’est le rendez-vous horrifique de la rentrée à ne pas manquer. On verra bien le 16 si le pari tient.
Crédit photo : Metropolitan FilmExport





