Culture

À la Fondation Louis Vuitton, près de 300 Calder flottent dans les airs, et le cirque miniature fait son grand retour

posted by Vincent 25 juin 2026
Sculptures mobiles et stabiles d'Alexander Calder dans une salle de la Fondation Louis Vuitton

La Fondation Louis Vuitton a sorti l’artillerie lourde. Jusqu’au 16 août, elle consacre la totalité de ses espaces, et pour la première fois sa pelouse, à une rétrospective d’Alexander Calder. Près de 300 œuvres, 3 000 mètres carrés, et un titre qui résume bien le bonhomme : « Rêver en équilibre ».

L’occasion n’est pas anodine. On fête à la fois le centenaire de l’arrivée de Calder en France et les cinquante ans de sa mort. L’Américain est arrivé à Paris en 1926, presque inconnu, et c’est ici qu’il a inventé ce qui allait faire sa légende.

Calder, vous le connaissez sans forcément le savoir. C’est lui le type qui a mis la sculpture en mouvement. Ses mobiles, ces structures de tôle et de fil qui tournent au moindre courant d’air, ont changé la façon dont on regarde une œuvre. Plus rien de figé, plus de socle, juste des formes colorées qui dansent au-dessus de vos têtes. À côté, il a aussi posé ses stabiles, ces grandes bêtes d’acier noir bien plantées au sol, dont on croise des cousines dans pas mal de villes.

Le parcours suit sa carrière dans l’ordre, des portraits en fil de fer du début aux immenses suspensions de la maturité. Mais le vrai morceau de bravoure, c’est le retour à Paris du Cirque Calder, prêté par le Whitney Museum de New York pour la première fois depuis quinze ans. Un cirque miniature, peuplé d’acrobates et d’animaux en fil de fer et en liège, que Calder animait lui-même comme un montreur de marionnettes. C’est tendre, c’est bricolé, c’est génial.

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L’accrochage ne se contente pas de Calder seul. On le replace au milieu de ses contemporains, avec des œuvres de Mondrian, Picasso, Arp ou Klee, et une trentaine de photos signées Cartier-Bresson, Man Ray ou Agnès Varda. De quoi comprendre pourquoi ce gamin de Pennsylvanie est devenu une figure centrale de l’avant-garde.

Le seul vrai risque, c’est la foule. Une rétrospective de cette ampleur à la Fondation, en plein été, ça va se bousculer, et un mobile mérite qu’on s’arrête dessous tranquillement pour le voir bouger. Réservez un créneau, allez-y en semaine si vous pouvez.

Pour le reste, c’est l’une des expos les plus joyeuses du moment. On en ressort avec l’envie de fabriquer des trucs qui pendent au plafond. Ce n’est pas rien.

Crédit photo : Sortiraparis

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