
Lyon retient déjà son souffle. Pour sa 23e édition, du 13 au 17 mai 2026, le festival Nuits Sonores vient de dévoiler une première salve de cinquante-cinq artistes, et autant le dire tout de suite, ça promet du beau désordre électronique. La programmation mélange légendes, révélations, scène locale et internationale, avec une ampleur qu’on n’avait pas vue depuis longtemps.
Le gros morceau, c’est le retour en force des légendes de la techno britannique des années 90. Le duo londonien Leftfield, le trio The Sabres of Paradise et le groupe mancunien 808 State seront de la partie. Pour les amateurs de cette époque où l’électronique anglaise inventait à peu près tout, c’est un alignement de planètes rare. Mieux encore, Leftfield partagera un b2b inédit avec HAAi, l’une des figures montantes de ces dernières années. Voir ces deux générations dialoguer aux platines, ça vaut largement le déplacement.
Les têtes d’affiche ne s’arrêtent pas là. Four Tet revient derrière les platines, six ans après une carte blanche restée dans toutes les mémoires. Amelie Lens, elle, repart à la conquête de Lyon après avoir retourné l’édition 2022. Et la relève est bien représentée, avec notamment le Berlinois Rødhåd attendu au tournant.
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Comme toujours à Nuits Sonores, la géographie fait partie du spectacle. Les Days, de 16h à minuit, se tiendront aux Grandes Locos, à La Mulatière. Les Nights prendront le relais de 22h à 5h du matin à La Sucrière, dans le 2e arrondissement. Deux ambiances, deux tempos, pour un festival qui sait alterner la lumière de l’après-midi et la moiteur des nuits sans fin.
Ce qui frappe avec cette première annonce, c’est l’équilibre. On pourrait croire à un simple plateau nostalgique, calé sur les gloires d’hier. Sauf que les vétérans britanniques côtoient une nouvelle vague venue du monde entier, et c’est précisément ce frottement qui fait l’intérêt de la chose. Nuits Sonores ne se contente pas de célébrer un âge d’or, le festival le confronte à ce qui se fait de plus vivant aujourd’hui.
Reste à voir le reste de la programmation, car cinquante-cinq noms, ce n’est qu’un premier acte. Mais pour qui aime la musique électronique sous toutes ses formes, le rendez-vous lyonnais de mai s’annonce déjà comme l’un des temps forts de l’année. Les billets vont partir vite, alors mieux vaut ne pas trop traîner.
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