Culture

Six ans de silence, et The Strokes reviennent avec un disque enregistré au Costa Rica

posted by Vincent 20 juillet 2026
Pochette de l'album Reality Awaits de The Strokes : un cowboy sur un cheval au galop devant des montagnes

Il faut remonter à 2020 et The New Abnormal pour retrouver un vrai album des Strokes. Autant dire une éternité, à l’échelle d’un groupe qu’on avait cru à moitié dissous. Et pourtant, le voilà : Reality Awaits, septième album, débarque en France le 24 juillet. La date a d’ailleurs glissé de quelques semaines, le 26 juin était initialement prévu, mais bon, on n’est plus à un mois près avec eux.

Le casting n’a pas bougé d’un pouce depuis les débuts, ce qui devient rare. Julian Casablancas toujours au chant, Albert Hammond Jr. et Nick Valensi aux guitares, Nikolai Fraiture à la basse et Fabrizio Moretti derrière les fûts. Le même cinq new-yorkais qui a redéfini le rock du début des années 2000 avec Is This It.

La vraie curiosité, c’est le nom au dos de la pochette : Rick Rubin. Le producteur le plus mythique du métier, celui qui a bossé avec à peu près tout le monde, de Johnny Cash aux Red Hot. Le groupe est parti s’enfermer au Costa Rica pour enregistrer, et Hammond Jr. décrit un album plus « relâché » que le précédent. On sent l’idée : lâcher la pression, retrouver le plaisir de jouer ensemble plutôt que de sur-produire.

Reality Awaits (The Strokes)

L’album dont on parle, à écouter en entier dès le 24 juillet :

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Deux singles sont déjà dans la nature, et ils donnent le ton. Going Shopping est sorti en avril, Falling Out of Love a suivi en mai, et les deux ont grimpé en tête des classements alternatifs américains. Casablancas y ressort son vocoder, la production respire un truc solaire, presque estival, loin de la froideur nerveuse de leurs débuts. C’est plus lumineux, plus décontracté.

Alors est-ce que ça vaut le détour ? Sur la foi de ces deux titres, franchement oui. Les Strokes ont toujours eu ce talent agaçant de sonner cool sans forcer, et cette version plus détendue leur va plutôt bien. On est loin de la claque générationnelle de 2001, personne ne prétend le contraire, mais un groupe qui prend enfin du plaisir à quarante ans passés, ça s’entend et ça fait du bien.

Neuf titres au compteur, dont des morceaux aux noms savoureux comme Tyrants of the Mellow Moon ou Psycho Shit. De quoi occuper l’été, en attendant de vérifier en entier si le reste tient la promesse des deux singles. Pour les nostalgiques du rock à guitares qui pensaient le genre définitivement rangé au placard, c’est une jolie nouvelle.

Crédit photo : The Strokes (Cult Records / RCA)

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