
Un avion qui s’écrase au milieu de nulle part, un ancien des forces spéciales qui s’en tire de justesse, et pour seul compagnon un chien militaire. Voilà le pitch de Heart of the Beast, qui arrive dans nos salles le 23 septembre. Brad Pitt y campe James Belmont, un type cabossé, épuisé, dépouillé peu à peu de tout ce qui pourrait l’aider. Face à lui, pas de méchant, pas de complot. Juste le froid, l’immensité de l’Alaska, et un berger allemand baptisé Odin.
C’est David Ayer qui tient la caméra. On lui doit End of Watch et surtout Fury, où il dirigeait déjà Pitt en 2014. Les deux hommes se retrouvent donc plus de dix ans après, sur un terrain radicalement différent. Ici, pas de char ni de bataille, mais un homme seul qui doit tenir. Le film dure à peine 1h41, ce qui pour un survival est plutôt une bonne idée. On connaît la tendance à étirer ce genre d’histoires jusqu’à l’épuisement du spectateur.
Le pari, vous l’avez compris, tient entièrement au chien. Ayer le dit lui-même : l’homme et l’animal sont sur un pied d’égalité, chacun dépend de l’autre pour s’en sortir. Le berger allemand a été dressé par Andrew Simpson, le dresseur derrière John Wick et The Revenant, ce qui n’est pas anodin. Parce que oui, la comparaison avec The Revenant est déjà partout, et Pitt méconnaissable sous la barbe et le givre n’arrange rien.
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Côté production, le tournage s’est fait du côté de Queenstown, en Nouvelle-Zélande, dont les paysages remplacent l’Alaska. À l’affiche aussi, J.K. Simmons et Anna Lambe. Paramount distribue, Pitt figure parmi les producteurs, et le film a été montré hors compétition au festival de San Sebastián avant sa sortie commerciale.
Alors, faut-il y aller ? Impossible de trancher avant de l’avoir vu, mais le concept a de quoi accrocher ceux qui aiment les récits d’homme contre nature. Le risque, c’est le déjà-vu. Entre Seul au monde, The Revenant et une flopée d’autres survivals, le genre est un peu saturé. Tout dépendra de l’alchimie entre Pitt et son chien. Si elle prend, on tient un beau moment de cinéma. Sinon, ce sera juste un joli catalogue de paysages glacés. On croise les doigts.
Crédit photo : Paramount Pictures





