Culture

Backrooms : le cauchemar né sur YouTube débarque enfin sur grand écran

posted by Vincent 17 juin 2026
Affiche officielle du film Backrooms (A24, 2026)

Vous connaissez peut-être les Backrooms sans le savoir. Ces couloirs jaunâtres à la moquette élimée, ces néons qui bourdonnent, ces pièces vides qui se répètent à l’infini. Le truc est né en 2019 d’une simple photo postée sur un forum, puis d’une série de courts métrages bricolés par un ado américain. Quinze millions de vues plus tard, le voilà au cinéma. Et en France, c’est maintenant.

L’histoire de cet ado, justement, vaut le détour. Kane Parsons avait 16 ans quand il filmait ses vidéos dans un coin. À 20 ans, il signe son premier long métrage pour A24, avec deux pointures à l’affiche : Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve. Passer d’une chambre d’adolescent à un budget de dix millions de dollars, ça force le respect.

Le pitch tient en peu de mots. Clark, un vendeur de meubles, découvre une porte dans son sous-sol qui mène à une dimension de pièces sans fin. Il s’y perd. Sa thérapeute, jouée par Reinsve, descend le chercher et tombe sur des créatures, et surtout sur ses propres démons. Car les Backrooms, ici, ne sont pas qu’un labyrinthe : c’est un espace mental autant que physique.

Creepypasta: Backrooms (Maxime Mirabel)

Envie de prolonger le malaise des couloirs jaunes ? Ce petit roman transpose à merveille l’ambiance des Backrooms.

Creepypasta: Backrooms (Maxime Mirabel) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Ce qui frappe, d’après les premiers retours, c’est la maîtrise visuelle. Parsons ne mise pas sur le sursaut facile, le monstre qui surgit avec un gros bruit. Il installe une angoisse sourde, un malaise qui monte lentement, presque par l’architecture elle-même. Ces espaces vides et familiers, ces lieux qu’on a tous traversés sans y penser, deviennent franchement oppressants. La presse américaine a salué un premier film étonnamment assuré, et les chiffres suivent : 88 % d’avis positifs côté critiques, près de 118 millions de dollars au box-office mondial.

Tout n’est pas parfait pour autant. Le film dure 1h50 et certains lui reprochent de tourner un peu en rond, ce qui est presque ironique vu le sujet. La dernière partie divise. Mais Ejiofor s’investit à fond, Reinsve a quelques scènes mémorables, et l’ambiance fait le boulot.

Si vous aimez l’horreur atmosphérique, celle qui travaille au corps plutôt qu’à coups de jumpscares, c’est un rendez-vous à ne pas manquer. Les amateurs de frissons bien dosés y trouveront leur compte. Les autres ressortiront peut-être avec une drôle d’impression la prochaine fois qu’ils traverseront un parking souterrain désert.

Crédit photo : A24

Leave a Comment

À lire