
Chaque mois d’août, c’est le même rituel : Amélie Nothomb pose un nouveau roman sur les tables des libraires, et la rentrée littéraire peut vraiment commencer. Cette année ce sera le 19 août chez Albin Michel, comme toujours, avec un titre qui accroche l’œil, « L’Adolescence du perroquet ». Trente-cinquième roman, et elle n’a rien perdu de son goût pour les objets narratifs un peu tordus.
Le pitch tient en quelques lignes. Alban a dix-sept ans, il est orphelin, il passe ses journées au Louvre à regarder des tableaux, puis devient chroniqueur à la radio. Un jour il hérite de Joe, un perroquet gris du Gabon, bête intelligente et franchement dépressive qui ne supporte pas la solitude. Deux femmes entrent dans le décor, et la petite mécanique bien réglée du garçon se met à dérailler.
Sur la couverture, une phrase suffit à donner le ton : « L’amour n’est pas un dû. » Voilà le vrai sujet du livre, une histoire d’amour non réciproque, ce truc qu’on connaît tous et qu’on préfère oublier. Nothomb en profite pour parler d’identité, de langage, de ce besoin de trouver quelqu’un à qui parler. Le perroquet n’est pas là pour faire joli, c’est l’interlocuteur idéal : il répète, il écoute, il ne juge pas.
Le roman est déjà en précommande si vous voulez l’avoir dès le 19 août :
L’Adolescence du perroquet → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Alors, faut-il courir l’acheter ? Ça dépend surtout de votre rapport à l’autrice. Ceux qui la trouvent trop prolifique, un roman par an sans jamais rater le coche, resteront sur leur position. Mais ceux qui aiment ses livres courts, qu’on avale en une soirée, avec ce mélange de cruauté et de tendresse, seront servis. C’est du Nothomb pur jus : dialogues ciselés, ironie permanente, et une mélancolie qui affleure sous les traits d’esprit.
Le format joue aussi en sa faveur. Là où la rentrée aligne des pavés de six cents pages, elle propose un objet compact, à partir de 18,90 euros, qui se lit vite et se relit parfois. Pour se remettre à la lecture après l’été, c’est presque idéal.
On peut lui reprocher de refaire un peu toujours la même chose. Mais quand la recette fonctionne encore, à ce rythme-là, on ne va pas bouder. Rendez-vous le 19 août en librairie, avec ou sans perroquet.
Crédit photo : Albin Michel





