Culture

Olivia Wilde coince Seth Rogen et Penélope Cruz dans un dîner qui déraille, et L’Invitation débarque mercredi

posted by Vincent 11 septembre 2026
Affiche du film L'Invitation d'Olivia Wilde, avec Seth Rogen, Olivia Wilde, Penélope Cruz et Edward Norton attablés

Un couple reçoit ses voisins du dessus à dîner. Sur le papier, rien de plus banal. Sauf que le repas vire au règlement de comptes, et c’est là tout le sel de L’Invitation, la nouvelle comédie d’Olivia Wilde qui arrive dans les salles françaises le 16 septembre.

Wilde, on la connaît surtout comme actrice, mais elle passe de plus en plus derrière la caméra. Ici elle tient les deux bouts. Elle joue Angela, mariée à Joe, un Seth Rogen en plein naufrage conjugal, et elle filme ce huis clos dans un appartement de San Francisco. En face, les voisins du dessus : Penélope Cruz en psychothérapeute et Edward Norton en pompier. Quatre névrosés dans un salon, une bouteille qui se vide, des vérités qui finissent par sortir.

Le film est un remake de Sentimental, la comédie espagnole de Cesc Gay parue en 2020, elle-même adaptée d’une pièce de théâtre. Le scénario a été confié à Rashida Jones et Will McCormack, qui gardent l’ossature théâtrale : une seule pièce ou presque, un temps quasi réel, des dialogues qui portent tout. Et ils portent bien. C’est vif, souvent drôle, parfois cruel avec le couple moderne et ses petits arrangements.

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Puisque le film s’ouvre sur une phrase d’Oscar Wilde, l’occasion de relire le maitre de la formule qui tue.

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L’accueil critique est solide. 92 % sur Rotten Tomatoes, 76 sur 100 côté Metacritic, après un passage à Sundance en janvier. On a comparé ces quatre-là aux personnages d’un Woody Allen, ce qui n’est pas l’analogie la plus fraîche, mais dit bien le registre : de l’esprit, de la gêne, une tension sexuelle qui grimpe sans qu’on sache trop où elle mène.

Quelques réserves quand même. Le film s’annonce moins osé qu’il ne le laisse croire, plus sage dans ses audaces qu’on l’aurait parié vu le sujet. Et ce format théâtral, aussi bien tenu soit-il, demande d’accepter de rester assis une heure quarante-sept dans le même salon avec des gens qui s’écharpent. Ce n’est pas pour tout le monde.

Un détail que j’aime bien : le film s’ouvre sur une citation d’Oscar Wilde, clin d’œil au patronyme que la réalisatrice s’est choisi. Le genre d’attention qui donne le ton. Si vous aimez les comédies de dialogue, celles où il ne se passe rien et où tout se joue quand même, celle-ci vaut le déplacement.

Crédit photo : Maverick Distribution

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