Culture

Ayra Starr a vingt-quatre ans, une bénédiction de Barack Obama et un slow avec Zayn, et StarrGirl la pousse pour de bon dans la cour des géants

posted by Vincent 28 août 2026
Pochette officielle de StarrGirl, troisième album d'Ayra Starr

On l’avait quittée en 2024 avec The Year I Turned 21, un disque qui la faisait passer du statut de révélation nigériane à celui de vraie tête d’affiche. Deux ans plus tard, la revoilà avec StarrGirl, sorti le 14 août, et disons-le tout de suite, c’est le disque d’une artiste qui n’a plus rien à prouver et qui le sait très bien.

Ayra Starr a vingt-quatre ans. Elle est née à Cotonou, a grandi entre le Bénin et le Nigeria, et depuis le tube Rush en 2022 elle traîne une réputation de future star mondiale de l’afropop. Barack Obama l’a glissée dans ses playlists de fin d’année. Jay-Z l’a récupérée côté management via Roc Nation il y a un an. Bref, tout le monde la voyait venir. Restait à livrer l’album qui transforme l’essai.

StarrGirl, c’est seize titres pour trois quarts d’heure, et un carnet d’invités qui donne le vertige. Wizkid débarque sur Gimme Dat, un morceau déjà nommé aux Grammy. Rema pointe le bout de son nez sur Who’s Dat Girl. Et puis il y a la chanson dont tout le monde parle, Heaven, un slow avec Zayn, l’ancien de One Direction, où elle prouve qu’elle sait aussi ralentir et fendre l’armure.

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Pour balancer StarrGirl à fond dès le réveil sans se ruiner, une petite enceinte nomade fait très bien le job.

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Le reste tient la route sans forcer. Ça passe de l’afrobeats pur jus aux nappes de synth-pop, du dancehall à des ballades soul, avec cette production tape-à-l’oeil qui vise clairement les charts américains. Certains y verront un calcul un peu trop lisse, une envie de plaire à tout le monde de Lagos à Los Angeles. Ils n’auront pas complètement tort. Sauf que voilà, quand un titre comme Midnight in New York vous reste en tête au bout de deux écoutes, on pardonne vite le vernis.

Ce qui frappe surtout, c’est l’assurance. Elle chante l’amour, le désir, l’ambition et la solitude du sommet sans jamais s’excuser, avec une liberté de ton qu’on ne lui connaissait pas à ce point. La presse spécialisée ne s’y trompe pas et parle d’un manifeste pop, note à l’appui.

Pour qui, du coup ? Pour tous ceux qui écoutent Tems ou Rema et cherchent la même énergie en plus pop et plus assumée. Et même pour les curieux qui n’ont jamais mis le nez dans l’afrobeats. C’est un excellent point d’entrée, franchement. Vous la trouvez comment, vous ?

Crédit photo : Mavin Records / Republic Records

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