Culture

Toy Story 5 : Pixar envoie ses jouets se battre contre une tablette, et c’est plus malin qu’il n’y paraît

posted by Vincent 23 juin 2026
Affiche officielle de Toy Story 5 avec Woody, Jessie, Buzz et la tablette Lilypad

On croyait la saga rangée pour de bon après le quatrième épisode, qui ressemblait à un vrai point final. Et puis non. Toy Story 5 est arrivé en salles le 17 juin, et le studio a eu l’intelligence de ne pas refaire la même chose une cinquième fois.

Le pitch tient en une image, qui parlera à tous les parents. Bonnie reçoit Lilypad, une tablette connectée en forme de grenouille, et d’un coup les vieux jouets en plastique ne pèsent plus très lourd. Woody, Jessie et la bande se retrouvent face à un adversaire qu’ils ne peuvent pas combattre comme les autres : un écran qui ne dort jamais et qui capte toute l’attention de l’enfant.

Andrew Stanton, scénariste de tous les épisodes et réalisateur du Monde de Nemo et de WALL-E, reprend les commandes. Et ça se sent. Le bonhomme connaît son sujet, il sait exactement où placer le rire et où glisser l’émotion. Jessie, reléguée au placard pendant que la tablette monopolise Bonnie, devient le vrai cœur du film. Sa peur de devenir inutile, n’importe qui l’a ressentie un jour.

C’est là que le film est juste. Plutôt que de taper bêtement sur les écrans façon vieux ronchon, il interroge ce qu’on transmet aux enfants et ce qui finit par disparaître quand un objet en remplace un autre. Le propos est contemporain sans être moralisateur, ce qui n’allait pas de soi.

Figurine parlante Woody Toy Story (20 phrases)

Et si la nostalgie vous reprend, le shérif préféré de toute la bande existe aussi en vrai :

Figurine parlante Woody Toy Story (20 phrases) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Faut quand même être honnête, toute la critique n’est pas conquise. Plusieurs reproches reviennent : le film serait trop sage, trop petit pour un Pixar, loin du souffle d’aventure des grands épisodes. On sent le savoir-faire, la mécanique parfaitement huilée, mais pas toujours la prise de risque. Disons que c’est un très bon Toy Story plutôt qu’un grand film d’animation qui vous retourne.

Reste que l’équilibre entre nostalgie et nouveauté fonctionne, et que les retrouvailles avec ces personnages font leur effet. Les enfants rient, les parents ont la gorge un peu serrée, le contrat est rempli.

Si vous avez grandi avec Woody ou si vos gamins réclament une sortie ciné cet été, foncez sans hésiter. Si vous attendez le Pixar qui révolutionne tout, vous serez peut-être un peu sur votre faim. Pour ma part, j’y suis allé en traînant des pieds et j’en suis ressorti content, ce qui en dit déjà long.

Crédit photo : Disney / Pixar

Leave a Comment

À lire