Culture

Rumba la vie : Franck Dubosc tente le grand écart entre rire et larmes

posted by Vincent 28 août 2022
Rumba la vie : Franck Dubosc tente le grand écart entre rire et larmes

Il y a chez Franck Dubosc une envie tenace de prouver qu’il est plus qu’un faiseur de gags. Après Tout le monde debout, son premier film derrière la caméra, le voilà qui remet ça avec Rumba la vie, sorti en 2022.

L’histoire est touchante sur le papier. Tony, la cinquantaine bougonne, conduit un bus scolaire et vit seul depuis qu’il a abandonné femme et enfant vingt ans plus tôt.

Un infarctus va tout faire basculer. Frôler la mort lui donne envie de réparer le passé, et il s’inscrit en douce au cours de danse animé par sa propre fille, qu’il n’a jamais connue. Le pitch sent le mélo assumé, et c’est exactement le terrain que Dubosc veut explorer.

À ses côtés, on retrouve la jeune Louna Espinosa dans le rôle de la fille, ainsi que Jean-Pierre Darroussin et Marie-Philomène Nga. Une distribution solide pour porter une comédie qui lorgne franchement vers l’émotion.

Le souci, c’est que le film avance d’un pied hésitant. La danse, qui devrait être le cœur battant du récit, reste curieusement en retrait, comme si Dubosc n’osait pas s’y abandonner vraiment.

D’où cette impression de pas paresseux que pointaient certains critiques. On sent la sincérité, on devine le cœur sur la main, mais la mise en scène se contente souvent du minimum syndical, sans jamais oser le vertige du mouvement.

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La presse, justement, s’est montrée partagée. Du côté des défenseurs, on a salué un récit qui oscille entre le rire et les pleurs, porté par une tendresse désarmante et une franchise qui touche.

D’autres ont été plus tièdes, regrettant un scénario cousu de fil blanc et des ficelles émotionnelles un peu grosses. La moyenne de presse tournait autour de 3,5 sur 5, ce qui traduit bien ce sentiment mitigé.

Ce qui sauve l’ensemble, à mes yeux, c’est l’absence totale de cynisme. Dubosc croit à son histoire de rédemption paternelle, et cette candeur finit par désarmer même les plus réticents.

On peut trouver ça maladroit, daté, parfois trop appuyé. Mais il y a une vraie générosité dans cette comédie populaire qui ne cherche jamais à faire le malin.

Au fond, Rumba la vie ressemble à son personnage : un peu raide, un peu empoté, mais animé d’une envie de bien faire qui force la sympathie. À vous de voir si vous avez envie de lui tendre la main pour quelques pas de danse.

Crédit photo : DR

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