Culture

Shania Twain range la pop et rentre au bercail country, et son septième album ressemble à une lettre à la gamine qu’elle était

posted by Vincent 6 août 2026
Pochette de l'album Little Miss Twain de Shania Twain, assise dans un pick-up rouge

On l’avait quittée en reine du crossover, celle qui a vendu des montagnes de disques avec Come On Over, You’re Still the One et ce Man! I Feel Like a Woman que tout le monde connaît sans forcément savoir de qui c’est. La revoilà, et cette fois elle a rangé les paillettes.

Little Miss Twain, son septième album, est sorti fin juillet. Quinze titres, un peu moins de cinquante minutes, et une idée simple mais risquée : revenir à la country pure, celle de ses débuts, quand elle chantait dans les bars de Timmins, petite ville de l’Ontario, pour aider sa famille à joindre les deux bouts.

Le disque se présente comme une histoire d’origine plus que comme un retour. On y suit une gamine qui rêve trop grand, puis la femme qui repense à elle avec tendresse et un peu de casse. La chanson-titre, en duo avec la légende Tanya Tucker, transforme ce fantasme d’enfance en quelque chose de presque troublant de sincérité.

Là où Twain surprend, c’est dans ses invités. On attendait le nom de Tanya Tucker, logique. On attendait beaucoup moins Josh Homme, le patron de Queens of the Stone Age, venu poser sa patte rock au milieu de tout ça. The War and Treaty complète le tableau côté soul-country. Le mélange aurait pu partir en vrille, il tient debout.

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Musicalement, ça monte et ça descend. Faded Blue Jeans, l’un des singles, déroule une belle montée aux tambours qui fait mouche. Le premier extrait, Dirty Rosie, donnait déjà le ton. Après, tout n’est pas au même niveau. Quelques morceaux, comme That’s the Money ou Rock Stars, ressemblent plus à des détours qu’à des passages essentiels, et la nostalgie prend parfois le pas sur l’écriture.

Mais bon, quand un album cherche justement à raconter une enfance, ces flottements font presque partie du décor. On passe de l’euphorie juvénile à la douleur, puis à une forme d’apaisement, et le voyage tient la route du début à la fin.

Si vous avez grandi avec Shania Twain, ou juste avec la radio des années 2000, foncez, vous allez retrouver une voix qui a mûri sans se trahir. C’est peut-être son disque le plus personnel, et sûrement l’un de ses plus honnêtes.

Crédit photo : Republic Records

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