
Il y a des livres qui se transmettent en douce, de main en main, sans que la critique littéraire ait vraiment eu son mot à dire. Verity, c’est exactement ça. Publié par Colleen Hoover en 2018, ce thriller psychologique a explosé quelques années plus tard sur les réseaux, porté par des lectrices qui se le refilaient comme un secret un peu honteux. Des millions d’exemplaires écoulés dans le monde. Et forcément, Hollywood a fini par frapper à la porte.
Le film arrive dans les salles françaises le 30 septembre, distribué par Sony, et le pitch a de quoi accrocher. Lowen Ashleigh, écrivaine fauchée jouée par Dakota Johnson, accepte de devenir la prête-plume de Verity Crawford, autrice à succès clouée au lit après un accident. Elle s’installe dans la grande maison familiale pour éplucher les archives. Sauf qu’elle tombe sur un manuscrit qui n’était pas censé lui tomber sous les yeux : une sorte d’autobiographie où Verity raconte, sans filtre, des choses assez difficiles à digérer. Face à elle, Jeremy, le mari, campé par Josh Hartnett.
Anne Hathaway récupère le rôle-titre, celui de cette romancière dont on ne sait jamais tout à fait à quoi s’en tenir, et c’est franchement le genre de personnage ambigu qui peut lui aller comme un gant. Derrière la caméra, on retrouve Michael Showalter, qui a déjà prouvé qu’il savait tenir une histoire intime sans en faire trois tonnes. Le scénario est signé Nick Antosca.
Avant le film, le roman qui a lancé le phénomène, en édition française :
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Reste que les adaptations de Colleen Hoover à l’écran n’ont pas toutes convaincu, et le roman repose beaucoup sur une mécanique de narration retorse, cette fameuse question de savoir qui ment et à qui. Transposer ça au cinéma sans tout aplatir, c’est le vrai pari du film. La bande-annonce, sortie cet été, joue à fond la carte du huis clos vénéneux, maison isolée, lumière rouge et tension qui monte. Ça peut basculer dans le grand n’importe quoi comme livrer un très bon thriller domestique.
Pour qui a dévoré le bouquin, l’intérêt sera surtout de voir si la fin, celle qui a fait couler tant d’encre, tient le choc à l’écran. Pour les autres, c’est l’occasion d’un thriller adulte avec un casting solide, à réserver plutôt à ceux que les histoires de couples toxiques ne rebutent pas. On verra bien fin septembre si la mayonnaise prend.
Crédit photo : Sony Pictures France





