Culture

Guy Ritchie envoie son duc dealer défier la mafia italienne, et The Gentlemen saison 2 troque l’humour contre le sang

posted by Vincent 6 septembre 2026
Theo James en costume blanc dans une scène de dîner de The Gentlemen saison 2 sur Netflix

The Gentlemen est de retour sur Netflix depuis le 3 septembre, huit épisodes d’un coup, et autant vous le dire tout de suite : ce n’est plus tout à fait la même série. Guy Ritchie, qui a co-écrit chaque épisode avec Matthew Read et en a réalisé trois lui-même, a pris son petit conte aristocratique sur l’herbe et l’a poussé vers quelque chose de plus dur, de plus sombre, presque mafieux.

On retrouve Eddie Horniman, toujours campé par Theo James, un an après les événements de la première saison. Le duc a hérité d’un domaine et d’un empire du cannabis planqué sous les pelouses anglaises, et il s’est mis en tête de faire les choses en grand. Deux fronts à la fois : décrocher un siège à la Chambre des lords pour bloquer une décriminalisation qui ruinerait son commerce, et s’étendre en Italie, où l’attend un certain Marco Moretti, patron des patrons de la mafia locale interprété par Sergio Castellitto.

Kaya Scodelario reprend le rôle de Susie Glass, et c’est toujours elle qui fait tenir l’ensemble. La chimie entre les deux comédiens crève l’écran, ce petit jeu de séduction et de méfiance qui ne se résout jamais vraiment. Autour, du beau monde : Hugh Bonneville en lord retors, Benedetta Porcaroli en nouvelle venue, et des rôles élargis pour Vinnie Jones et Ray Winstone, qui savent tous les deux ce que veut dire avoir une présence.

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Le hic, c’est ce qu’on perd au passage. Freddy, le frère raté joué par Daniel Ings, était l’une des grandes trouvailles comiques de la saison 1. Il passe ici au second plan, comme si Ritchie avait décidé que la rigolade n’avait plus sa place. À la place, on a de la mythologie, du mysticisme, une gravité nouvelle. C’est assumé, mais ça enlève un peu de cette nonchalance qui faisait tout le sel de la première fournée.

Autre reproche récurrent chez les critiques : ça va trop vite. L’intrigue file à un tel rythme qu’on a parfois l’impression de deux saisons compressées en une, et les relations entre personnages en pâtissent.

Malgré ça, l’expansion italienne fonctionne, les rebondissements s’enchaînent et on ne s’ennuie pas une seconde. Si vous aviez aimé la première, vous replongerez sans hésiter. Juste, ne cherchez pas la même légèreté.

Crédit photo : Netflix

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