Culture

Cette boulangerie japonaise n’ouvre qu’à la nuit tombée, et son troisième tome vient d’arriver en librairie

posted by Vincent 11 juillet 2026
Couverture illustree du roman La Boulangerie de minuit de Noriko Onuma : une boutique eclairee la nuit dans une rue de Tokyo

Il y a des livres qu’on lit comme on boit un thé chaud, sans se presser. « La Boulangerie de minuit », de Noriko Onuma, fait partie de ceux-là. Et depuis le 8 juillet, la série compte un troisième volume, « Les Petites Douceurs de la boulangerie de minuit », chez Hauteville.

Le décor tient en une image. Dans une rue de Tokyo, une heure avant minuit, une vitrine s’illumine. La boutique n’ouvre que la nuit. Derrière le comptoir, Yosuke tient la maison, Kanjiro pétrit le pain. Et ce pain-là n’est pas tout à fait ordinaire : il ramène celui qui le goûte vers un souvenir heureux, une odeur d’enfance, un visage disparu. C’est doux, un peu magique, jamais sirupeux. Enfin, pas trop.

Au Japon, le phénomène est énorme. Plus d’un million et demi d’exemplaires écoulés pour le premier tome, arrivé en France en juin dernier dans la collection Kibun, traduit par Myriam Ayachi. On est en plein dans cette vague de romans japonais réconfortants qui a déjà donné les chats de Hiro Arikawa et les cafés où l’on remonte le temps. Vous en avez sûrement croisé un sur une table de plage.

La Boulangerie de minuit

Envie de pousser la porte vous-meme ? Le premier tome, celui par lequel tout commence, se trouve ici :

La Boulangerie de minuit → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Alors est-ce que ça tient sur la longueur ? C’est là que je suis un peu partagé. Le premier volume charme par sa simplicité, ses portraits d’écorchés qui repartent un peu réparés. Le deuxième, « Les Spécialités », paru en octobre, a nettement moins convaincu les lecteurs : rythme lent, intrigue qui met du temps à démarrer, une note moyenne qui plafonne autour de 3 sur 5. On sent la recette qui se répète. Du coup, ce troisième tome qui arrive à peine neuf mois plus tard, ça pose quand même question. La poule aux œufs d’or a tendance à pondre vite.

Reste que pour ce que c’est, ça fait le job. Si vous cherchez une lecture d’été qui ne demande aucun effort, qui console sans juger, qui se lit en deux soirées, la boulangerie de Yosuke reste une adresse fréquentable. On n’y cherche pas de la grande littérature, ni de la tension. On y va pour la chaleur, pour l’idée réconfortante qu’une pâtisserie puisse recoudre un chagrin.

Moi, j’y retournerai. Juste, sans doute, en sautant un tome de temps en temps.

Crédit photo : Editions Hauteville

Leave a Comment

À lire