Culture

Zach Cregger renvoie un coursier dans l’enfer de Raccoon City, et Resident Evil retente le cinéma ce 16 septembre

posted by Vincent 16 septembre 2026
Affiche officielle du film Resident Evil (2026) de Zach Cregger

Resident Evil ressort au cinéma aujourd’hui, et pour une fois la curiosité l’emporte sur la lassitude. Pas parce que la saga aurait bonne réputation sur grand écran, elle ne l’a jamais eue. Mais parce que c’est Zach Cregger qui tient la caméra, l’homme derrière Barbarian et Weapons, deux films d’horreur qui ont vraiment marqué les esprits ces dernières années.

L’histoire ne reprend aucun personnage connu des jeux. Oubliez Leon, oubliez Milla Jovovich et les six films de Paul W.S. Anderson. Cregger part d’un type ordinaire, Bryan, joué par Austin Abrams, coursier médical chargé de livrer un colis à un hôpital de Raccoon City. Une épidémie éclate, la ville bascule, et le reste n’est plus qu’une longue fuite vers l’avant. À ses côtés, on retrouve Paul Walter Hauser, Kali Reis et Zach Cherry, le collègue coincé de Severance.

Le réalisateur parle d’une lettre d’amour aux jeux plutôt que d’une adaptation. Il pioche dans Resident Evil 2, 3 et 4 pour l’atmosphère, sans décalquer leur scénario. Le film tient en 90 minutes à peine et adopte une narration quasi en temps réel: un personnage, un point A, un point B, et une descente continue vers le pire. C’est un vrai pari de rythme.

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Détail amusant, Cregger a coupé plusieurs blagues au montage. Les projections tests trouvaient le film trop drôle, alors il a resserré la tension, tout en assumant une parenté avec Evil Dead II, ce mélange d’effroi et de grotesque cher à Sam Raimi.

Faut-il y croire? Les adaptations de jeux vidéo au cinéma ont laissé un beau cimetière de navets, et le précédent reboot, Welcome to Raccoon City, s’était planté sans gloire il y a quelques années. Sauf que Cregger, lui, sait filmer la peur. Les journalistes américains qui ont vu les trente premières minutes début septembre en sont ressortis emballés, et le film passe justement à Fantastic Fest cette semaine. Prudence quand même: aucune critique complète n’est encore tombée à l’heure où j’écris ces lignes.

Si vous avez usé vos manettes sur les jeux Capcom, l’appel sera difficile à ignorer. Si l’horreur poisseuse vous rebute, passez tranquillement votre chemin. Pour les autres, c’est peut-être enfin le film qui réconcilie Raccoon City et le grand écran. On saura très vite si le pari tient.

Crédit photo : Metropolitan FilmExport

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