Culture

Ridley Scott lâche un pilote et son chien dans une Amérique vidée par la grippe, et à 88 ans il n’a rien perdu de son souffle

posted by Vincent 6 août 2026
Affiche officielle du film The Dog Stars de Ridley Scott, avec Jacob Elordi, Josh Brolin, Margaret Qualley et un chien devant un avion léger

Le 26 août, Ridley Scott revient en salles avec The Dog Stars, un film de survie tiré du roman de Peter Heller paru en 2012, publié chez nous sous le titre La Constellation du chien. Le pitch tient en une ligne et vous saute dessus : une grippe a rayé de la carte la quasi-totalité de l’humanité, et il reste Hig.

Hig, c’est Jacob Elordi, un pilote civil qui s’est bricolé un semblant de foyer sur une base aérienne abandonnée du Colorado. Deux présences à ses côtés : son chien, et Bangley, un ancien Marine survivaliste incarné par Josh Brolin, du genre à tirer d’abord et à ne jamais poser la question ensuite. Le duo tient sur un équilibre fragile, celui de deux hommes que tout oppose sauf l’envie de rester en vie.

Puis une transmission radio vient trouer le silence. Et Hig décide d’aller voir, quitte à sortir de sa zone protégée, à la recherche de quelque chose qui ressemblerait encore à de l’espoir. On ne vous en dira pas plus, le film garde ses cartes.

Autour d’eux gravitent Margaret Qualley en jeune médecin, Guy Pearce en ancien des forces spéciales et Allison Janney. Beau casting, sur le papier.

La Constellation du chien, Peter Heller

Envie de connaître l’histoire avant de voir le film ? Le roman de Peter Heller dont The Dog Stars est tiré est un petit bijou d’aventure et d’intériorité.

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Ce qui intrigue, c’est surtout le nom au générique. Ridley Scott a 88 ans et enchaîne les tournages à un rythme que bien des cinéastes de trente ans lui envieraient. On l’attend forcément au tournant, après un Napoléon qui avait pas mal divisé et un Gladiator II plus spectaculaire qu’utile. Sauf que le post-apo lui va bien : c’est l’homme d’Alien et de Blade Runner, il sait filmer la solitude et les grands espaces hostiles mieux que personne.

Et il y a une vraie question, celle qui décidera de tout. Est-ce que ce sera un film d’action et de menaces extérieures, ou un film sur le deuil, l’amitié et ce qu’on garde d’humain quand il ne reste presque rien ? Le roman de Heller penchait nettement vers le second, tout en intériorité. Si Scott suit cette pente, on tient peut-être un de ses films les plus émouvants depuis des années. S’il cède à la course-poursuite, ce sera plus attendu.

Une chose est sûre : avec près de deux heures au compteur, un chien, un avion et une planète quasi déserte, on a très envie d’aller vérifier ça en salle. Rendez-vous le 26 août.

Crédit photo : 20th Century Studios

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