Culture

Le studio français Asobo lâche les rats et envoie sa nouvelle héroïne se battre au sabre en Crète médiévale

posted by Vincent 27 août 2026
Affiche officielle de Resonance: A Plague Tale Legacy, l'héroïne Sophia devant un paysage de Crète

Depuis aujourd’hui, on peut jouer à Resonance: A Plague Tale Legacy, et disons-le tout de suite, c’est un vrai virage. Les deux premiers épisodes de la saga suivaient Amicia et son petit frère Hugo qui traversaient une France du XIVe siècle rongée par la peste et par des marées de rats, en se cachant, en fuyant, en survivant. Ici, on change tout. Fini la discrétion permanente, finies les hordes de rongeurs qui vous dévoraient au moindre faux pas.

On incarne cette fois Sophia, une contrebandière qu’on avait déjà croisée dans le deuxième volet, quinze ans avant les événements de Requiem. L’action nous emmène en 1334, principalement sur l’île de Crète, avec une jolie idée de narration à deux époques qui fait dialoguer le Moyen Âge et le passé minoen. Et surtout, Sophia se bat. Vraiment. Parades, coups de sabre, exécutions au corps à corps : Asobo assume ouvertement ses inspirations du côté de Ghost of Tsushima, Sekiro et Sifu. Autant dire qu’on est loin du gamin fragile qu’il fallait protéger.

Le studio bordelais, édité par le français Focus Entertainment, remet quand même les bons ingrédients qui ont fait sa réputation. Le compositeur Olivier Derivière est toujours là, David Dedeine tient la réalisation, et les énigmes comme la fouille de vieux artefacts restent au cœur de l’aventure. La direction artistique, elle, fait toujours mouche, avec cette Méditerranée dorée qui change radicalement de la grisaille française des précédents opus.

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La presse a mis en ligne ses premiers tests, et l’accueil penche clairement du bon côté. IGN va jusqu’à écrire que la série n’a jamais aussi bien joué. D’autres, comme TechRadar, trouvent le tout un peu sage pour un jeu qui promet une telle rupture, mais reconnaissent qu’on a du mal à lâcher la manette. Un détail m’a bien plu au passage : Asobo a annoncé avoir volontairement écarté l’IA générative de sa fabrication, qu’il considère comme une menace pour la créativité et l’authenticité. Par les temps qui courent, ça mérite d’être salué.

Le jeu est disponible sur PS5, Xbox Series et PC, et il arrive directement dans le Game Pass pour ceux qui y sont abonnés. Si vous aviez lâché la saga par lassitude des phases d’infiltration, c’est peut-être le moment idéal pour y revenir. Et si vous n’y aviez jamais touché, cette histoire à part entière est une porte d’entrée parfaite.

Crédit photo : Asobo Studio / Focus Entertainment

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