
On l’avait un peu oublié, mais Tad l’explorateur est l’un des plus gros succès du cinéma d’animation espagnol. Le premier film, Las aventuras de Tadeo Jones, avait ramassé 45 millions d’euros au box-office en 2012 pour un budget de 8, et raflé trois Goya au passage, dont celui du meilleur film d’animation. Depuis, la franchise d’Enrique Gato déroule tranquillement ses aventures d’archéologue maladroit, façon Indiana Jones pour enfants. La lampe magique, en salles depuis ce mercredi, en est déjà le quatrième épisode.
Cette fois, Tad et Sara sont devenus parents d’une petite Oli, et c’est là que le film trouve son meilleur angle. En vacances à Londres, la momie de la bande, oui, il y a une momie vivante et un perroquet nommé Bernardo, met la main sur une Lampe Merveilleuse et souhaite retrouver sa jeunesse. Le vœu déclenche un joyeux bazar temporel. Toute l’équipe se retrouve alors à lui courir après, de la cité perdue de Païtiti à la Grèce antique, jusqu’à la fameuse grotte d’Ali Baba.
Sur le papier, c’est du divertissement familial calibré au millimètre. 1h34, des couleurs qui pètent, des gags qui s’enchaînent, et surtout une pluie de clins d’œil que les parents attraperont au vol : Retour vers le futur, Mad Max, Titanic, Certains l’aiment chaud. Les gamins riront des cabrioles, vous sourirez des références. C’est le contrat, et il est rempli.
En attendant la Lampe magique, les deux precedents Tad se rattrapent a la maison en un seul combo.
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Sauf que voilà, il ne faut pas en attendre beaucoup plus. La mise en scène, au sens vraiment cinématographique, est aux abonnés absents. Le film avance à coups de gesticulations et d’un humour un peu appuyé, sans jamais chercher l’audace visuelle d’un Pixar ou même d’un DreamWorks. Il y a bien une vraie jolie idée, celle d’un enfant qui doit accepter de ne plus être en permanence au centre de l’attention quand la famille s’agrandit. Mais elle arrive tard, se règle trop vite, comme si le film avait peur de ralentir une seconde.
Alors on fait quoi ? Si vous cherchez le grand film d’animation qui marquera l’année, passez votre chemin sans remords. Si vous avez des enfants de six à dix ans à occuper joyeusement en cette rentrée, c’est parfaitement taillé pour ça. Tad ne réinvente rien, il fait sourire, et parfois c’est bien tout ce qu’on lui demande.
Crédit photo : Paramount Pictures France





