
Alex Warren, vous le connaissez sûrement sans mettre un nom dessus. C’est lui, la voix derrière « Ordinary », ce tube gospel-pop qui a squatté la première place du Hot 100 américain pendant des semaines l’an dernier. Le genre de refrain qu’on a tous entendu vingt fois à la radio.
Sauf que le bonhomme n’est pas qu’une machine à tubes. Le 28 août, il sort son deuxième album, « Wildchild », treize titres, et c’est un disque de deuil.
Petit retour en arrière pour situer. Warren a 25 ans et il a d’abord fait sa réputation ailleurs que dans la musique : c’est l’un des fondateurs de la Hype House, cette bande de gamins de TikTok qui vivaient et tournaient ensemble en Californie au tournant de 2020. Le parcours vidéo classique, quoi.
Ce qu’on sait moins, c’est ce qu’il y a derrière. Son père est mort d’un cancer quand Alex avait neuf ans. À 18 ans, sa mère lui demande de quitter la maison et il se retrouve à dormir dans les voitures de ses potes. Elle est décédée en 2021. Voilà le terreau de l’album.
En attendant Wildchild le 28, son premier album est déjà dans les bacs :
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Le titre lui-même vient de là. « Wildchild », c’est le surnom que lui donnait son père, celui qu’il porte tatoué sur la peau. Warren résume le disque comme une histoire de perte, de deuil et de ce qui vient après. Il dit que l’écrire lui a servi de thérapie, et franchement, ça ne sent pas la formule marketing.
Quatre titres sont déjà sortis : « Fever Dream », « Fine Place To Die », « Passenger » et « Rescuer ». On y retrouve cette recette qui a fait « Ordinary », ces montées un peu solennelles à mi-chemin entre la folk et le chant d’église. C’est efficace, parfois un peu appuyé, mais quand le sujet est aussi lourd, l’emphase se justifie mieux que sur un tube d’été lambda.
Alors est-ce que ça vaut le coup ? Si vous cherchez de la légèreté, passez votre chemin, c’est un album qui remue. Mais pour un ancien de TikTok qu’on attendait au tournant, transformer son histoire familiale en pop grand public sans tomber dans le pathos facile, c’est déjà pas mal joué. On verra le 28 si les neuf inédits tiennent la distance des singles. Moi, j’ai plutôt envie d’y croire.
Crédit photo : Atlantic Records





