Culture

Adèle Exarchopoulos se noie dans l’alcool pendant huit ans, et Garance sort en salle le 23 septembre

posted by Vincent 13 septembre 2026
Affiche officielle du film Garance de Jeanne Herry, avec Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau

Jeanne Herry revient avec un film qui prend son temps. Garance, c’est une actrice de théâtre qui boit, qui tombe, qui se relève, et le film la suit sur huit années entières. Autant vous prévenir : ce n’est pas un portrait confortable.

Adèle Exarchopoulos tient le rôle-titre, et c’est l’une de ses plus belles compositions. Elle joue une femme fragile sans jamais la rendre pathétique, ce qui n’était pas gagné vu le sujet. Autour d’elle, Sara Giraudeau incarne Pauline, la rencontre qui va faire bouger les lignes.

Le sujet aurait pu virer au film à leçon. Le genre où l’addiction sert de prétexte à une morale bien propre. Herry évite le piège. Elle filme l’alcoolisme sans juger son personnage, sans grands discours, en laissant simplement les choses arriver. Les rechutes, les fêtes, le boulot, les histoires d’amour qui commencent et qui capotent, tout ça défile sur presque deux heures.

On reconnaît la réalisatrice de Pupille, en 2018, et surtout de Je verrai toujours vos visages, en 2023, ce film sur la justice restaurative qui avait marqué pas mal de monde. Même goût pour les personnages abîmés, même écriture précise, même refus du pathos. Sauf que Garance est un cran plus romanesque, moins documentaire que le précédent.

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Si vous voulez retrouver la manière de Jeanne Herry en attendant Garance, son précédent film, Je verrai toujours vos visages, est dispo en DVD, déjà avec Adèle Exarchopoulos au casting.

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Le film était en compétition à Cannes en mai dernier, dans la course à la Palme. Il n’est pas reparti avec, et la critique s’est montrée partagée. Le reproche revient souvent : c’est un peu moins bouleversant que ce que Herry nous avait offert avant. Difficile de lui donner totalement tort, la durée finit par peser et certains passages tournent un peu à vide.

Mais bon, même en demi-teinte, un film de Jeanne Herry reste au-dessus du lot. Et Exarchopoulos, elle, ne rate rien. Rien que pour elle, le déplacement se justifie.

Pour qui, alors ? Plutôt pour celles et ceux qui aiment le cinéma français qui creuse ses personnages, quitte à prendre son temps. Si vous cherchez du rythme et des rebondissements, passez votre chemin. Si vous acceptez de vous installer dans une vie cabossée pendant deux heures, il y a de quoi faire.

Sortie le 23 septembre chez StudioCanal. À vous de voir si vous êtes d’humeur.

Crédit photo : StudioCanal

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