Actualités

Arcom : Martin Ajdari, l’homme qui va tenir l’audiovisuel français

posted by Vincent 1 décembre 2024
Arcom : Martin Ajdari, l'homme qui va tenir l'audiovisuel français

C’est désormais officiel ou presque : Martin Ajdari devrait prendre la présidence de l’Arcom, le gendarme de l’audiovisuel et du numérique. Une nomination proposée par Emmanuel Macron, validée par le Parlement, et qui en dit long sur l’idée qu’on se fait du poste.

Ajdari n’est pas un visage connu du grand public, et c’est presque un compliment dans ce métier. Énarque, il a passé sa carrière dans les coulisses du secteur plutôt que devant les caméras. Radio France, France Télévisions, des cabinets ministériels du côté de la Culture et des Finances : il connaît la maison de l’intérieur, côté gestion comme côté politique.

Il succède à Roch-Olivier Maistre, qui aura présidé l’institution depuis sa création en 2022, dans la continuité de l’ancien CSA. Maistre rejoint la Cour des comptes. Passage de relais entre hauts fonctionnaires, donc, ce qui ne surprendra personne.

Le poste a changé de nature, et c’est tout l’enjeu. L’Arcom n’est plus le simple CSA qui distribuait les fréquences et comptait le temps de parole. Elle régule aussi les plateformes, les réseaux sociaux, la lutte contre le piratage, la protection des mineurs en ligne. Le périmètre a explosé.

Concrètement, le futur président va hériter de dossiers brûlants. Le renouvellement des fréquences TNT, qui a déjà fait beaucoup parler avec les cas C8 et NRJ12. Le contrôle des géants du numérique, avec un règlement européen qui muscle enfin les sanctions. Et la question, jamais réglée, du pluralisme et de la concentration des médias dans quelques mains.

Le pouvoir des médias (4e édition)

Pour comprendre qui tient vraiment l’audiovisuel :

Le pouvoir des médias (4e édition) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

C’est là que le profil interroge. Un homme du sérail saura naviguer dans la complexité administrative, négocier, tenir la barre dans la tempête. Mais certains attendaient un signal plus net sur l’indépendance face aux pouvoirs économiques et politiques. Le débat reste ouvert.

Reste une qualité qu’on peut lui reconnaître d’emblée : il sait de quoi il parle. Dans une institution qui doit arbitrer entre des intérêts colossaux, la connaissance fine des rouages n’est pas un détail. Encore faut-il s’en servir pour protéger le public plutôt que pour ménager les puissants.

On le jugera sur pièces. Les premières décisions diront vite quel cap il entend donner à une Arcom dont le pouvoir, sur nos écrans comme sur nos fils d’actualité, n’a jamais été aussi étendu.

À suivre de près, donc. Ce qui se joue là, c’est un peu de ce qu’on regarde et de ce qu’on lit tous les jours.

Crédit photo : DR

Leave a Comment

À lire